Don de sperme : celle qui voulait savoir

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Audrey de Kermalvezen est avocate. Déboutée deux fois par la justice, elle ira jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme.
Audrey de Kermalvezen est avocate. Déboutée deux fois par la justice, elle ira jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme.

Le Conseil d'État examine pour la première fois, mercredi 21 octobre, le pourvoi d'un individu né d'un don de sperme. Audrey Kermalvezen, avocate, conçue par insémination artificielle avec donneur (IAD), mène depuis 2010 un infatigable combat juridique pour obliger l'AP-HP à lui communiquer des informations sur son géniteur. Récit en cinq actes de cette fascinante histoire?

Acte I : naissance en 1979

Audrey naît à Rouen, en mai 1979. Son père étant stérile, elle a été conçue, comme son frère quatre ans plus tôt, par insémination artificielle avec donneur. L'IAD a eu lieu en septembre 1979, à l'hôpital Necker, à Paris. Et les parents d'Audrey se sont mis d'accord, c'est courant à l'époque, de ne jamais révéler à leurs enfants la façon dont ils ont été conçus.

Acte II : trente ans plus tard, la vérité

2009, les parents d'Audrey ont divorcé. Et les temps ont beaucoup changé. Dans les services d'assistance médicale à la procréation, on conseille désormais aux parents qui ont recours au don de dire à leurs enfants la vérité sur leur conception. En 1994, soit quinze ans après la naissance d'Audrey, le principe de l'anonymat du donneur a été introduit dans la loi française, et dès le début des années 2000, le combat des jeunes adultes nés par IAD pour la levée de l'anonymat a été largement médiatisé. La parole, un peu partout, se...

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