Don d'organes : le prélèvement inédit de l'hôpital Bicêtre

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La Journée nationale de réflexion sur le don d'organes est, ce mercredi, l'occasion de revenir sur les récentes évolutions de la législation dans ce domaine. L'Agence de la biomédecine a notamment lancé une campagne de sensibilisation sur le principe méconnu du consentement présumé du don : depuis 1976, et une réaffirmation de la loi en décembre dernier (cf. encadré), tous les Français sont par défaut donneurs potentiels, à moins de s'y être clairement opposé pendant leur vie. Mais un autre texte, marquant celui-ci un véritable changement, est passé quasi-inaperçu ces derniers années. Depuis 2014, les médecins peuvent prélever un organe sur un patient décédé suite à un arrêt des soins thérapeutiques. Un premier cas vient à peine d'être réalisé à l'hôpital Bicêtre (Val-de-Marne). Décryptage.

 

Les faits. La semaine dernière, l’AP-HP (Hôpitaux universitaires Paris-Sud) a annoncé avoir réussi en mai dernier une première en France : la greffe de poumons prélevés sur un donneur de type Maastricht III, c'est à dire une personne en fin de vie pour qui il a été décidé d'arrêter l'acharnement thérapeutique. Malgré le principe de consentement par défaut, l'hôpital précise avoir obtenu l'autorisation de don par la famille. Après le décès du patient, une circulation extra-corporelle - circulation artificielle du sang grâce à une pompe - a été mise en place pour maintenir les organes oxygénés jusqu'à ce qu'ils soient prélevés. Le foie, les reins et du tissu ont également été greffés.

 

Qui est concerné ? Jusqu'en 2014, seuls les organes des patients de type Maastricht I, II et IV pouvaient faire l'objet d'un don, c'est à dire morts d'un arrêt cardiaque avec une arrivée rapide de secours qualifiés, en présence de secours qualifiés ou en cas d'arrêt irréversible après une mort encéphalique. Les Maastricht III, c'est à dire les patients que l'on maintient en vie, comme ...

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