Dominique Érignac : «J'en ai assez»

le
0
La veuve du préfet assassiné a confié sa grande lassitude «alors que deux procès ont déjà condamné M. Colonna».

Le fil du procès se tend peu à peu devant la cour d'assises de Paris. Les débats se sont ouverts, vendredi, par les dépositions des proches du préfet Claude Érignac, assassiné à Ajaccio le 6 février 1998. C'est la cinquième fois qu'ils viennent ici affronter le box, la troisième que le berger de Cargèse en est l'occupant. Alors, le chagrin brut se teinte d'exaspération. Il y a, aujourd'hui, de la rage dans les larmes contenues. «J'ai le sentiment que la mémoire de mon père est trop souvent bafouée, piétinée», déclare Marie-Christophine. «On nous promet encore des "révélations" : quel stratagème tente-t-on de mettre en place ? (Désignant sa famille) La vraie douleur, elle est là ! J'espère que justice sera enfin rendue à papa, pour que nous puissions clore la nuit», renchérit son frère, Charles-Antoine.

Voici à présent Dominique Érignac, fine et inflexible silhouette : «J'en ai assez de devoir attendre de prétendues révélations al

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant