Dominique de Villepin pas en lice pour l'élection présidentielle

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DOMINIQUE DE VILLEPIN PAS NE PEUT PAS ÊTRE À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
DOMINIQUE DE VILLEPIN PAS NE PEUT PAS ÊTRE À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin, l'ex-frère ennemi de Nicolas Sarkozy, a annoncé jeudi soir qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle, faute des 500 parrainages nécessaires, et s'est refusé à prendre position pour l'un des candidats en lice.

Soulignant que le ralliement ne faisait partie ni de son programme, ni de son "tempérament", l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a toutefois précisé qu'il "prendrait parti" dans la campagne avec l'exigence du "rassemblement national".

A 38 jours du premier tour de la présidentielle, ces propos font écho à la profession de foi du candidat centriste François Bayrou, qui plaide pour une "majorité centrale" par-delà le clivage droite-gauche.

Quant à sa relation avec Nicolas Sarkozy, marquée par la saga judiciaire Clearstream - dans laquelle le président sortant l'accusait de manipulation à son encontre -, Dominique de Villepin l'a dépeinte sans "peur", ni "illusion".

Dominique de Villepin, qui avait surpris jusqu'à ses plus proches soutiens en annonçant le 11 décembre sa candidature, a affirmé qu'il lui manquait "environ une trentaine" de parrainages d'élus.

Les prétendants à l'Elysée ont jusqu'à vendredi 18h00 pour soumettre au Conseil constitutionnel les parrainages recueillis. "Sauf miracle républicain", Dominique de Villepin estime ne pas être en mesure de collecter les parrainages manquants avant cette échéance.

"Il reste encore une journée, et je me battrai jusqu'au bout" mais "compte tenu de la difficulté aujourd'hui à acheminer les parrainages - il faut les faire venir parfois de très loin - c'est aujourd'hui difficile", a-t-il expliqué. "Mais je le dis, le miracle républicain existe, je le souhaite".

L'ancien secrétaire général de l'Elysée et chef de la diplomatie française au moment du conflit irakien a relevé un "paradoxe" qui veut qu'un candidat "fantaisiste" ou "extrémiste" ait plus de facilité à glaner les signatures requises.

"JE JUGERAI CETTE CAMPAGNE"

"C'est sans doute moins de risques pour certains maires que de donner leur parrainage à un ancien Premier ministre", a-t-il déploré, mettant en cause "la République des partis (...) qui choisit les candidats".

Le président de "République solidaire", le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand, avait évoqué des "pressions", visant implicitement l'UMP qui craignait un éparpillement des voix à droite au détriment de Nicolas Sarkozy.

Isolé, lâché par plusieurs de ses soutiens, Dominique de Villepin a mené une campagne a minima, plafonnant à 2% d'intentions de vote dans les sondages.

Prié de dire s'il soutiendrait une candidature au sein de sa famille politique, Dominique de Villepin, qui se présentait en "gaulliste indépendant", a déclaré qu'il se positionnerait en temps voulu : "Je jugerai cette campagne et je prendrai mon parti à partir de cette exigence de rassemblement des Français".

"Je continue la politique, je continue à vouloir faire cheminer cette grande idée qu'est l'union nationale et j'apporterai toutes mes forces, toute mon énergie, comme je n'ai pas cessé de le faire au service des Français depuis 35 ans", a assuré Dominique de Villepin.

Après avoir repoussé à deux reprises la main tendue de François Bayrou, il a paru jeudi soir le rejoindre sur son terrain, critiquant comme le dirigeant du MoDem la bipolarisation du champ politique.

"Ce modèle de confrontation entre la droite et la gauche, ce modèle de confrontation entre les hommes, n'apportent pas les réponses qu'attendent les Français", a-t-il ainsi souligné.

Dominique de Villepin, qui avait assuré en décembre dernier ne nourrir aucune rancune envers Nicolas Sarkozy, n'a donné aucun indice pouvant laisser penser à un rapprochement.

"Je connais bien Nicolas Sarkozy, il n'y a entre nous ni peur, ni haine, ni illusion. Je fais partie des quelques-uns qui peuvent parler franchement à Nicolas Sarkozy, lui dire les choses telles qu'elles sont", a-t-il conclu.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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  • M3155433 le jeudi 15 mar 2012 à 23:31

    comme Bayrou , il est une girouette , qui critique violemment l'UMP quand ça l'arrange et retourne sa veste quand il y trouve son interet . Donc ils sont encore plus détestables qu'un politicien normal . Litteraires tous les 2 , c'est pas le mieux pour gérer un pays , la poésie et les belles phrases sont insuffisantes .

  • NYORKER le jeudi 15 mar 2012 à 22:07

    il s'y est pri comme un manche !!! mais ça donnerait du sens si il ralliait Bayrou, on nous les briserait moins avec le match Sarko/hollande .

  • M7876977 le jeudi 15 mar 2012 à 21:42

    De Villepin aurait surement eu plus de succès s'il avait incarné un quelconque mouvement trotskiste ou un truc du genre, visiblement nos élus semblent penser que la candidature de Poutou est bien plus pertinente... C'est bien triste...