Dominique Baudis, le rescapé de la rumeur

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PORTRAIT - En 2003, la rumeur l'avait mêlé à des affaires de viols et de meurtres. L'ancien maire de Toulouse revient de loin et ces mésaventures ont sans doute compté dans le choix de Nicolas Sarkozy de le proposer comme Défenseur des droits.

Dimanche 18 mai 2003. Au journal de 20 heures de TF1, face à Claire Chazal, coup de théâtre: le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Dominique Baudis, vient annoncer que son nom circule d'une manière calomnieuse dans le cadre de l'enquête sur le tueur en série Patrice Alègre, à Toulouse. Des prostituées l'accusent de proxénétisme.

On raconte qu'il est mêlé à des affaires de viol, de meurtre, d'actes de barbarie. Traîné dans la boue, l'ancien maire de Toulouse vient donc solennellement à la télévision, à cette heure d'écoute maximale, pour «lutter contre le poison de la rumeur» et dénoncer «une effarante machination». Il met en cause l'industrie pornographique, contre laquelle il est justement en train de lutter à la tête du CSA. La rumeur poisseuse mettra des mois à s'éteindre, et la justice deux ans à rendre un non-lieu. Mais ce dimanche soir-là, il se trouve des téléspectateurs pour juger que la transpiration de Dominique Baudis à l...

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