Dominique Arribagé, entraîneur malgré lui

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Dominique Arribagé, entraîneur malgré lui
Dominique Arribagé, entraîneur malgré lui

S'il a sauvé Toulouse de la descente la saison dernière, Dominique Arribagé traîne depuis son spleen. Il estime même qu'il n'est peut-être pas l'homme de la situation pour éviter la Ligue 2. Pourquoi tant de résignation ? Peut-être parce que l'ancien défenseur n'a jamais vraiment eu la bosse de l'entraîneur.

Il a rangé sa caquette Porsche chargée de protéger sa chère chevelure du crachin breton. Quelques minutes après la défaite à Guingamp (2-0), Dominique Arribagé s'est présenté devant la presse. Impassible, presque détaché comme à son habitude, il a lâché une phrase lourde de sens sur sa relation à son métier d'entraîneur de Toulouse, 19e de Ligue 1 et à la recherche d'une victoire depuis la première journée. "Concernant ma position, si le président trouve quelqu'un de plus compétent, je l'accepterai. Je suis là pour permettre à l'équipe de prendre des points. Ce n'est pas ma situation personnelle qui compte." Simple déclaration d'un coach au bout du rouleau qui voit son équipe s'enfoncer inexorablement vers la Ligue 2 ? Sans doute un peu, mais il faut surtout y voir l'appel du pied d'un entraîneur par défaut, qui, avant le 16 mars dernier, n'avait jamais pensé à embrasser cette carrière. Même pas en se coiffant le matin.

« Je me suis rendu compte que c'était un métier de fou et je n'ai donc pas passé le troisième et dernier degré du diplôme »Dominique Arribagé
Quand Olivier Sadran doit, la mort dans l'âme, écarter Alain Casanova qu'il considére "comme un ami ", le président du Toulouse Football Club se tourne vers un autre ami. Entre le roi de la restauration aérienne et le mari de la députée les Républicains de la troisième circonscription de Toulouse, l'histoire remonte aux années collège à Colomiers. "On n'était pas dans la même classe, car lui est plus âgé que moi. Mais on se connaissait", précise Arribagé. Et quand Sadran cherche en 2004 un "papa" pour encadrer ses Pitchouns tout juste remontés en Ligue 1, il rapatrie l'ancien de la maison exilé à Rennes depuis six saisons. Et quand Arribagé raccroche les crampons quatre ans plus tard, il intègre dans la foulée la cellule recrutement. Une bonne place au chaud à regarder des matchs et rédiger des rapports, mais sans le pouvoir décisionnaire, puisque le grand manitou du mercato au TFC reste le mystérieux Ali Rachedi, l'homme des gros coups (Gignac, Ben Yedder, Abdennour) ou des…



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