Doha rejette le rapport d'Amnesty sur l'exploitation des étrangers

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    DOHA, 2 décembre (Reuters) - Le gouvernement du Qatar a 
dénoncé un rapport publié mardi par Amnesty international qui 
reprochait aux autorités de Doha de ne pas avoir été assez 
ambitieuses dans la réforme de leur législation entourant les 
droits des travailleurs étrangers. 
    Dans un communiqué transmis à la presse mardi soir, l'office 
gouvernemental de la Communication explique que le rapport de 
l'ONG "ne reflète pas de manière exacte les progrès" réalisés 
par le Qatar en matière de droit du travail.  
    "Nous estimons que les accusations selon lesquelles le Qatar 
n'est pas parvenu à renforcer les droits des travailleurs 
étrangers sont simplement erronées. Des réformes significatives 
ont été faites et d'autres sont prévues." 
    La pétromonarchie du Golfe est depuis plusieurs années dans 
la ligne de mire de nombreuses ONG qui l'accusent d'exploiter 
des travailleurs migrants pour alimenter l'essor immobilier dans 
l'émirat, à plus forte raison depuis l'attribution par la Fifa 
de l'organisation de la Coupe du monde de football de 2022.  
    Dans son rapport, Amnesty souligne que la règle locale de la 
"kafala", système de parrainage des salariés qui concerne selon 
ses chiffres 94% de la main d'oeuvre locale, met les 
travailleurs étrangers à la merci de leurs employeurs et estime 
que les modifications apportées à la législation du travail 
relèvent du "rafistolage".  ID:nL8N13Q012  
    Le gouvernement qatari a nié mardi soir toute exploitation 
de la main d'oeuvre étrangère, rappelant avoir introduit dans sa 
législation un système de protection des salariés qui contraint 
notamment les employeurs à verser les salaires par virement 
bancaire électronique et qui leur interdit de confisquer les 
passeports de leurs employés. 
    Ces reformes sont un travail de longue haleine et marquent 
le "début de la fin" de la "kafala", dit Doha. 
     
    RENVOI: 
    Le communiqué d'Amnesty : http://goo.gl/5njblV 
 
 (Tom Finn,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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