DOCUMENT. Crise grecque : DSK dénonce le «diktat» allemand

le , mis à jour à 22:37
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DOCUMENT. Crise grecque : DSK dénonce le «diktat» allemand

Nouveau message à l'attention de ceux qui en doutaient : Jack is back. Relaxé dans l'affaire du Carlton, Dominique Strauss-Kahn est bel et bien de retour. Et n'a pas dit son dernier mot. Trois semaines après avoir livré, via son compte Twitter, ses solutions pour résoudre la crise grecque, l'ancien patron du FMI partage par le même biais son analyse sur l'accord signé le week-end dernier entre Athènes et ses créanciers, ce samedi.

Le texte, pointu, prend la forme d'une lettre adressée à ses «amis allemands» et publiée en trois langues, l'allemand, donc, mais aussi l'anglais et le français. S'il commence par un satisfecit - «Hollande a tenu bon. Merkel a bravé ceux qui ne voulaient à aucun prix d'un accord. C'est à leur honneur.» - DSK fustige l'accord arraché à Bruxelles.

«Nous tournons le dos à ce que doit être l'Europe»

Ses conditions ? «Proprement effrayantes pour qui croit encore en l'avenir de l'Europe.» D'un trait de plume, le spécialiste des questions économiques balaie les discussions du week-end dernier, jugeant ce qui s'est passé «fondamentalement néfaste, presque mortifère». Pourquoi un jugement si lapidaire de DSK, qui va jusqu'à parler de «diktat»? Selon lui, «la coalition des créanciers conduite par les Allemands» a voulu «saisir l'occasion d'une victoire idéologique sur un gouvernement d'extrême gauche au prix d'une fragmentation de l'Union». En clair, elle a préféré écraser Tsipras et Syriza qu'honorer la «solidarité européenne».

«A compter nos milliards plutôt qu'à les utiliser pour construire, à refuser d'accepter une perte -pourtant évidente- en repoussant toujours un engagement sur la réduction de la dette, à préférer humilier un peuple parce qu'il est incapable de se réformer, à faire passer des ressentiments -pour justifiés qu'ils soient- avant des projets d'avenir, nous tournons le dos à ce que doit être l'Europe», assène Strauss-Kahn. L'ex-favori de la ...

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