Docteur Real, Mister Barça.

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Docteur Real, Mister Barça.
Docteur Real, Mister Barça.

FC Barcelone, Real Madrid. Bien contre mal. Dans l'imaginaire collectif, cette affiche devenue un affrontement presque manichéen depuis les premières joutes entre Pep Guardiola et José Mourinho. Mais depuis que ces deux-là ont émigré, la tendance semble avoir changé. Il n'y a plus vraiment de bon camp. Et s'il devait y en avoir un, il semblerait que ce ne soit plus le même.C'était un 17 août 2011, au Camp Nou. Le FC Barcelone mène 3-2 dans les arrêts de jeu de la finale retour de la Supercoupe d'Espagne. Marcelo se prend pour Guile de Street Fighter et balaye Fàbregas sans la moindre once de pitié. L'Espagnol tombe et se tord de douleur. Le Brésilien lève à peine la tête pour vérifier que le carton est bien rouge, avant de filer. Dans un second temps, une bagarre générale explose. Mesut Özil sort de ses gonds avant d'être expulsé à son tour tandis que José Mourinho s'en prend à Tito Vilanova, lui enfonçant le doigt dans l'œil. David Villa voit aussi rouge, mais c'en est presque anecdotique.

Car ce soir-là, le méchant est madrilène. Il l'est resté longtemps. Irrévérencieux, mauvais perdants, pragmatiques, « bling-bling» et violents, les Merengues défrayent la chronique à chaque Clásico, par opposition au gentil Barcelone, le Barça Unicef, celui du beau jeu, de Messi, de Guardiola (puis de Vilanova), de la Masia. À la tête de cette bande de salopards, un super-vilain : le Portugais José Mourinho. Celui-là même qui se plaint sans cesse de l'arbitrage s'embrouille avec Sergio Ramos, divise le vestiaire du Real et ose mettre sa sainteté Iker sur le banc. Plus le Real devenait noir, plus le Barça paraissait angélique. Et puis, José est parti. Les relations entre frères ennemis se sont normalisées, les Merengues ont commencé à soigner leur communication. Ils ont cessé d'être les méchants. Mieux, ils seraient presque devenus les représentants du bien en ne faisant rien, ou presque. Bref, en 2014, la controverse a changé de camp.
La mauvaise réputation de Suárez et les Bigmagouilles du Barça
Un nom incarne à lui seul le passage du FC Barcelone du côté obscur de la force. Luis Suárez. Suspendu quatre mois pour avoir mordu l'épaule de Chiellini en plein Italie-Uruguay lors de la Coupe du monde et connu pour ses nombreux coups de sang, l'image de l'ex-génie d'Anfield ne collait a priori pas vraiment avec celle de la maison catalane. Pourtant, le Barça a pris le « risque » de ternir une image (même si Suárez n'a rien fait pour le moment) déjà écornée par l'arrivée du Qatar sur l'avant de son maillot au détriment du plus politiquement correct Unicef. Suárez, c'est évidemment la garantie d'avoir un formidable buteur dans son camp plutôt que contre soi, mais c'est aussi une potentielle source de problèmes. Un tel...



C'était un 17 août 2011, au Camp Nou. Le FC Barcelone mène 3-2 dans les arrêts de jeu de la finale retour de la Supercoupe d'Espagne. Marcelo se prend pour Guile de Street Fighter et balaye Fàbregas sans la moindre once de pitié. L'Espagnol tombe et se tord de douleur. Le Brésilien lève à peine la tête pour vérifier que le carton est bien rouge, avant de filer. Dans un second temps, une bagarre générale explose. Mesut Özil sort de ses gonds avant d'être expulsé à son tour tandis que José Mourinho s'en prend à Tito Vilanova, lui enfonçant le doigt dans l'œil. David Villa voit aussi rouge, mais c'en est presque anecdotique.

Car ce soir-là, le méchant est madrilène. Il l'est resté longtemps. Irrévérencieux, mauvais perdants, pragmatiques, « bling-bling» et violents, les Merengues défrayent la chronique à chaque Clásico, par opposition au gentil Barcelone, le Barça Unicef, celui du beau jeu, de Messi, de Guardiola (puis de Vilanova), de la Masia. À la tête de cette bande de salopards, un super-vilain : le Portugais José Mourinho. Celui-là même qui se plaint sans cesse de l'arbitrage s'embrouille avec Sergio Ramos, divise le vestiaire du Real et ose mettre sa sainteté Iker sur le banc. Plus le Real devenait noir, plus le Barça paraissait angélique. Et puis, José est parti. Les relations entre frères ennemis se sont normalisées, les Merengues ont commencé à soigner leur communication. Ils ont cessé d'être les méchants. Mieux, ils seraient presque devenus les représentants du bien en ne faisant rien, ou presque. Bref, en 2014, la controverse a changé de camp.
La mauvaise réputation de Suárez et les Bigmagouilles du Barça
Un nom incarne à lui seul le passage du FC Barcelone du côté obscur de la force. Luis Suárez. Suspendu quatre mois pour avoir mordu l'épaule de Chiellini en plein Italie-Uruguay lors de la Coupe du monde et connu pour ses nombreux coups de sang, l'image de l'ex-génie d'Anfield ne collait a priori pas vraiment avec celle de la maison catalane. Pourtant, le Barça a pris le « risque » de ternir une image (même si Suárez n'a rien fait pour le moment) déjà écornée par l'arrivée du Qatar sur l'avant de son maillot au détriment du plus politiquement correct Unicef. Suárez, c'est évidemment la garantie d'avoir un formidable buteur dans son camp plutôt que contre soi, mais c'est aussi une potentielle source de problèmes. Un tel...



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