Djokovic, le coup de la panne

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Djokovic, le coup de la panne
Djokovic, le coup de la panne

Le visage fermé, Novak Djokovic a pris sur lui pour mettre des mots sur l'onde de choc. Méconnaissable sur le court n o 1 pendant deux jours d'un match rocambolesque, le numéro un mondial n'avait plus perdu avant les quarts d'une épreuve du Grand Chelem depuis Roland-Garros 2009. Et le voilà expulsé de Wimbledon dès le 3e tour, lui, le maître du tennis, poussé vers la sortie par l'Américain Sam Querrey, 41e joueur mondial, vainqueur en quatre sets (7-6 [8-6], 6-1, 3-6, 7-6 [7/5]).

Double tenant du titre, triple vainqueur à Londres, Djokovic restait sur une série historique de quatre Majeurs remportés de suite, dont ce succès tant attendu à Roland-Garros, et de trente matchs gagnés d'affilée en Grand Chelem. Mené deux sets à rien vendredi, sauvé par la pluie, le Serbe a cru sauver sa tête en servant pour le gain du quatrième set, en menant ensuite 3-1 dans le jeu décisif. « J'ai eu mes chances mais je n'ai pas su les saisir, je ne sentais pas aussi bien la balle que d'habitude, a expliqué Djokovic. Sam a très bien joué, bravo à lui. » Querrey, prochain adversaire de Nicolas Mahut, a continué de matraquer avec son service et son coup droit : simple mais efficace pour le 41e mondial, jusque-là mené 8-1 dans leurs duels.

En temps normal, Djokovic aurait dû trouver les solutions, sauf que le numéro un mondial n'y était pas du tout : pas de poing serré, pas de cris, pas d'intensité, pas de brio à l'échange. Mentalement à plat et étrangement en difficulté sur son revers. Etait-il handicapé par cette épaule gauche que « Nole » a régulièrement massée, même en conférence de presse ? Etait-il à 100 % ? « Pas vraiment, mais ce n'est pas le moment de parler de ça, a rétorqué le battu. Là, je veux me reposer, profiter de ma famille, ne plus penser au tennis. » Deux autres phrases en disent long : « Je n'ai pas eu la fraîcheur mentale pour m'en sortir. Je savais que ce ne serait pas facile de me ...

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