Djihadistes européens en Syrie : témoignage d'un père en Belgique

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Dimitri Bontinck, ici à droite, le père de Jejoen.
Dimitri Bontinck, ici à droite, le père de Jejoen.

"Mon fils a passé huit mois en Syrie, puis il a fait 37 jours de prison à son retour en Belgique. Mais aujourd'hui il est chez nous, dans l'attente de son procès pour participation à des activités d'un groupe terroriste." Dimitri Bontinck parle comme une mitraillette. Les mots en français se bousculent dans la bouche de cet ancien militaire néerlandophone. Des rafales de mots pour critiquer, sans preuve, son gouvernement - "qui n'a rien fait pour nous" - ou pour louer - "Vive la France !" - cette ONG française qui l'a aidé à exfiltrer son fils de 18 ans de Syrie, mais dont il taira le nom "pour des questions de sécurité".C'est en février 2013 que Jejoen quitte sa famille pour rejoindre la résistance syrienne : "J'ai été chauffeur dans une sorte d'hôpital", dira plus tard cet adolescent qui a grandi dans un milieu catholique avant de se convertir à l'islam. "Ce qui se passe en Syrie est terrible, et interpelle tous les musulmans du monde entier qui veulent assister leurs frères, alors que les gouvernements ne font rien et que les Nations unies sont démunies, analyse aujourd'hui Dimitri. Ces jeunes sont frustrés, en recherche d'identité. Et aussi très influencés par la religion." Selon le parquet fédéral belge, ce n'est pas juste "la religion" qui aurait poussé Jejoen à rejoindre les combattants du Djihad, mais un groupuscule ultra-militant, Sharia4Belgium, bien connu des services de police outre-Quiévrain."J'ai lancé une véritable...

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  • pierry5 le mardi 28 jan 2014 à 18:16

    Y aillent, désolé

  • pierry5 le mardi 28 jan 2014 à 18:16

    Je verse une larme !! Que ceux qui ont envie d'aller se battre là-bas y aille et surtout qu'ils y restent.