Dix millions d'euros pour les anciens salariés de SKF

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NANTES (Reuters) - Le conseil des prud'hommes de La Roche-sur-Yon a annulé mardi le plan social de l'usine SKF de Fontenay-le-Comte (Vendée) qui avait suivi sa fermeture en 2009 et attribué près de dix millions d'euros à 259 de ses 380 anciens salariés.

Lors de l'audience en avril, ces derniers avaient réclamé 55 millions à leur ancien employeur, qui avait délocalisé la production de l'usine en Inde et en Bulgarie.

Le conseil des prud'hommes n'a pas ordonné la restitution des quelque 50 millions d'euros d'indemnités déjà versées aux salariés, comme le réclamait le groupe suédois.

Leurs avocats, qui y voyaient "le symbole des délocalisations sauvages", avaient contesté en avril le motif économique des licenciements.

"Cette décision est emblématique au regard du nombre de personnes concernées, du drame humain qu'elles ont vécu et des sommes allouées", a déclaré mardi Isabelle Blanchard, l'un des deux avocats.

Lors de l'audience, SKF s'était défendu en mettant en avant un plan social "exemplaire", "jamais vu" dans la région.

"Nous avons été bien au-delà de nos obligations, en proposant en moyenne à chaque salarié sept offres d'emploi, trois formations et 115.000 euros d'indemnités", avait déclaré lors de l'audience Serge Aihaud, directeur général de SKF France, pour qui 85 % des salariés avaient retrouvé depuis la fermeture "une solution" en matière d'emploi.

Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse

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