Divorce : le droit de visite de moins en moins respecté

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Alors que les plaintes pour non-représentation d'enfant augmentent, leur condamnation par la justice reste encore marginale.

Louis n'a pas revu ses 5 enfants depuis neuf mois. Malgré la loi qui impose à son ex-épouse de lui confier la fratrie selon une alternance classique de week-ends et de vacances, impossible pour ce père de famille d'exercer son droit d'hébergement et de visite. Plaintes et procédures en tous genres n'y font rien. Une impunité «judiciairement scandaleuse et psychologiquement destructrice», s'indigne ce responsable commercial qui, à court de recours, a monté un comité de soutien sur Facebook.

Comme lui, pères et mères sont de plus en plus nombreux à vivre cette rupture brutale que la justice qualifie de non-représentation d'enfant (NRE). Près de 150.000 dépositions pour soustraction ou non-représentation sont enregistrées chaque année en France dans les services de police et de gendarmerie: 26.083 plaintes en 2009, contre 22.724 en 2001 (plainte P53, selon la nomenclature administrative), et plus de 120.000 mains courantes. Une augmentation inversement proportionnelle

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