Divers : Les langues se délient autour de la corruption

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Divers : Les langues se délient autour de la corruption
Divers : Les langues se délient autour de la corruption
Une longue enquête du magazine USA Today met en lumière la corruption qui gangrène le tennis mondial depuis plusieurs années. De nombreux joueurs professionnels n'ont pas hésité à apporter leur témoignage, parmi lesquels Novak Djokovic.

Si même le numéro un mondial s'y met, comment ne pas prendre la menace au sérieux ? USA Today a mené une grande enquête sur la corruption dans le tennis mondial. Une investigation qui ne laisse guère de place au doute : les paris illégaux se multiplient et menacent l'intégrité du tennis. Si les circuits ATP et WTA semblent échapper à la menace, les tournois Challenger et Futures seraient à l'inverse en grand danger.

25% des joueurs approchés pour truquer des rencontres

En raison du gouffre financier qui sépare les meilleurs joueurs mondiaux de ceux qui peinent à vivre du tennis, les matchs truqués seraient devenus légion sur le circuit mineur. « Quand vous jouez sur le circuit Challenger ou dans de petits tournois, que vous vivez au jour le jour et qu'on vous propose d'un seul coup 50 000 dollars, comment réagissez-vous ? », interpelle Mike Bryan, numéro un mondial en double, qui estime que 25% des joueurs du circuit auraient déjà été approchés pour truquer des rencontres.

Ces derniers jours, plusieurs joueurs sont montés au créneau. Victor Hanescu, qui sort d'une saison compliquée, a dû se résoudre à disputer quelques tournois Challenger en 2014. Le Roumain a reconnu avoir été contacté par des bookmakers. « Oui, j'ai reçu des offres. Je crois d'ailleurs qu'il n'y a pas un joueur qui n'ait reçu de telles propositions. Parfois, ils ne vous connaissent même pas et vous envoie des SMS ou des messages via Facebook. Les bookmakers sont partout. Il est d'ailleurs étrange de voir des sociétés de paris en ligne sponsoriser des tournois. Je ne comprends pas cette situation, mais ça ne gêne apparemment pas les responsables de l'ATP », dénonce Hanescu sur le site roumain Prosport.

« Il n'y a pas de place pour cela, mais la réalité est bien différente »

Pour se faire entendre, l'association des joueurs de l'ATP désormais présidée par le Canadien Eric Butorac, peut compter sur la voix de son plus grand porte-parole, le numéro un mondial Novak Djokovic. Pour USA Today, le Serbe a accepté de revenir sur le début de sa carrière, et a reconnu avoir été contacté pour truquer un match en 2006, contre 100 000 dollars. « C'est illégal et cela ruine l'image de notre sport. Il n'y a pas de place pour cela, mais la réalité est bien différente », regrettait Djokovic dans le magazine américain le mois dernier. Pour lutter contre ce nouveau mal qui gangrène le tennis mondial, l'ATP est pressé par de nombreux joueurs de trouver une solution quant à la réévaluation des gains sur le circuit Challenger.

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