Divers : Emane revient sur sa commotion cérébrale

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Divers : Emane revient sur sa commotion cérébrale
Divers : Emane revient sur sa commotion cérébrale

Quelques semaines avant de devenir championne du monde, Gévrise Emane avait été victime d'une commotion cérébrale suite à un combat. Dans un entretien à l'AFP elle revient sur les circonstances de son traumatisme.

En août dernier, Gévrise Emane remportait la médaille d’or lors des Championnats du Monde d’Astana dans la catégorie des moins de 70 kg. Pourtant, quelques semaines auparavant, la Française a été victime d’une commotion cérébrale suite à un combat disputé en juin lors des Jeux européens de Bakou. Dans une interview donnée à l’AFP, elle est revenue sur cet incident : « Je me suis d'abord cognée la tête toute seule violemment sur le tapis sur une de mes attaques, et ensuite je me suis pris un étranglement. Après m'être cognée la tête, j'ai eu une sorte de perte de connaissance, j'ai eu des troubles, je voyais mon adversaire quasiment double. On m'a raconté après, parce que je ne me souvenais plus, que j'avais les yeux vraiment hagards, je regardais Cathy (Fleury, son entraîneur), je lui montrais avec des gestes que ça n'allait pas. L'arbitre n'a pas arrêté le match, il ne m'a pas demandé de reprendre mes esprits. Du coup, j'y suis allée mais j'étais déjà "dans le gaz", ça se voyait dans mes déplacements que j'étais à l'ouest. Mais je me suis relevée, c'était comme automatique. »

« J'agissais par automatismes, je n'étais plus là en fait »

 

Emane, qui a d’abord subit un choc sur la tête au sol, avant un étranglement, explique comment elle a ressenti les choses sur le moment... Même si elle ne se souvient pas de tout : « Il y a des choses dont je ne me souviens pas mais j'ai regardé les vidéos (du combat). J'ai vraiment l'impression qu'entre le moment où je me suis cognée la tête et le moment où je me prends un étranglement, c'est immédiat. Or il y a quand même un laps de temps où j'étais plus ou moins consciente. J'agissais par automatismes, je n'étais plus là en fait. »

Sa réaction après l’étranglement ? « Je me réveille et je comprends que je viens de perdre. Et je me dis: "Mais ce n’est pas normal, je menais. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je ne comprends pas". C'est à la salle d'échauffement que j'ai commencé à reprendre mes esprits, que je comprends que je suis aux "Europe" à Bakou et que j'ai perdu. "Mais non !" : c'est la seule phrase que je dis à Cathy et Stéphane, le kiné. Ils m'ont dit de me calmer, de me poser. Après j'ai vu le médecin, il m'a demandé comment j'allais, si j'avais des maux de tête. C'est vrai que j'étais un peu étourdie. Ils ont appelé le neurologue et après, ils ont suivi le protocole suite au choc. J'ai su que j'avais eu deux traumas : le premier sur le choc et le deuxième avec l'étranglement. L'étranglement, c'était aussi un trauma vu que je suis tombée dans les pommes. »

Aujourd’hui rétablie, la judokate dit être passée à autre chose, même si cela n’a pas été facile les premiers temps : « Je n'y pense plus du tout. Tout est rentré dans l'ordre. J'ai eu dix jours vraiment sans rien faire, juste un peu de vélo. Au bout de 15 jours, j'ai repris le footing et peu à peu, on a commencé à réintégrer le judo. Je n'ai pas eu de perte de mémoire ensuite. J'avais juste du mal à supporter le bruit, je n'ai pas pu rester à la salle d'échauffement à cause du brouhaha. »

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