Distilbène : un petit-fils handicapé obtient réparation

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La cour d'appel de Versailles a confirmé jeudi la responsabilité du médicament, pris par la grand-mère de Louis, dans le lourd handicap du jeune homme de 21 ans. Le laboratoire devra lui verser 1,7 million d'euros.

C'est une première en France. Le petit-fils d'une femme ayant pris du Distilbène, une hormone de synthèse nocive prescrite aux femmes entre 1950 et 1977 pour prévenir les fausses couches, a obtenu la reconnaissance du lien entre le traitement et son lourd handicap. La justice a ordonné à la firme pharmaceutique de verser 1,7 million d'euros de dommages et intérêts à la famille de Louis, aujourd'hui âgé de 21 ans.

La grand-mère du jeune homme a pris du distilbène en 1958. Le médicament «a provoqué une malformation utérine chez sa fille qui, enceinte à son tour en 1989, a accouché d'un grand prématuré», précisait lors du procès en première instance Me Martine Verdier, l'avocate des parents de Louis. Celui-ci est ainsi né en 1990 après seulement 26 semaines de grossesse. Il ne pesait alors que 1050 grammes. Aujourd'hui, il souffre d'un handicap à 80%. Il se déplace en fauteuil roulant, a besoin d'une assistance en permanence et ne sait ni lire ni compter.

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