Dissolution engagée pour deux groupes nationalistes

le
2
DISSOLUTION ENGAGÉE POUR DEUX GROUPES NATIONALISTES
DISSOLUTION ENGAGÉE POUR DEUX GROUPES NATIONALISTES

PARIS (Reuters) - Des groupes d'extrême droite ont annoncé mardi que leur dissolution leur avait été notifiée par le ministère de l'Intérieur, comme l'avait décidé le gouvernement après la mort d'un militant antifasciste début juin à Paris.

Il s'agit du groupe d'extrême droite Troisième Voie, dirigé par Serge Ayoub, ainsi que de son mouvement de jeunes les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), et des Jeunesses nationalistes, une organisation fondée par Alexandre Gabriac et active dans la région lyonnaise.

Un autre mouvement, L'?uvre française, proche des Jeunesses nationalistes, est également visé par une procédure de dissolution, selon le correspondant de France 2 à Lyon.

Serge Ayoub, le leader de "Troisième Voie" et des JNR, a dit s'attendre à ce que le texte de dissolution soit présenté mercredi en conseil des ministres.

Il a précisé que son groupe s'était auto-dissous il y a plusieurs jours, afin de couper l'herbe sous le pied du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

"Je l'ai dissous pour l'honneur de ne pas se faire dissoudre par d'autres, je ne joue pas le jeu du gouvernement, à attendre à sa merci", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Donc demain, le conseil des ministres, Valls, Ayrault et sa clique n'ont plus aucune raison de nous interdire, de nous dissoudre", a-t-il ajouté.

Serge Ayoub a néanmoins précisé qu'il déposerait un recours devant le Conseil d'Etat pour excès de pouvoir.

"On nous a notifié la dissolution de Jeunesses nationalistes, on a dix jours pour présenter nos arguments avant la ratification du décret", a dit pour sa part à Reuters Alexandre Gabriac. "On attendait cette décision après les déclarations de Manuel Valls, notre avocat est déjà au travail."

"C'est un coup de plus qui est porté par le système, nous nous relèverons de ce coup, on va continuer à agir, nous ne faiblirons pas", a-t-il ajouté.

Il a précisé lors d'une conférence de presse à Lyon qu'il ne pourrait plus diriger le groupe sous peine d'être poursuivi pour reconstitution de ligue dissoute mais qu'il continuerait à s'exprimer en qualité de conseiller régional en Rhône-Alpes.

Elu sous l'étiquette Front national, Alexandre Gabriac avait été exclu du parti de Marine Le Pen en 2011.

Les suspects mis en examen dans le cadre de l'enquête sur la mort de Clément Méric ont déclaré aux enquêteurs être des sympathisants de Troisième Voie.

Marine Pennetier avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Sophie Louet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • khmane08 le mardi 25 juin 2013 à 21:20

    extrêmement gauche

  • M1903733 le mardi 25 juin 2013 à 20:24

    La justice n'est pas la même pour tous c'est l'évidence même.