Dissolution, démission, abandon : les trois chantages de l'exécutif

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Manuel Valls et François Hollande, le 28 avril.
Manuel Valls et François Hollande, le 28 avril.

France Inter : au lendemain du vote sur le plan de stabilité, vous nous dites que, depuis la nomination de Manuel Valls, le pouvoir joue un jeu dangereux...

Charlotte Chaffanjon : Oui. Je m'explique. François Hollande est un animal à sang froid. Et il a nommé à Matignon Manuel Valls, qui n'est pas un tendre. Alors, c'est sans aucun état d'âme que ce couple exécutif a brandi face à ceux de la majorité qui étaient contre le plan d'économies plusieurs menaces, comme autant de chantages. D'abord, la dissolution. Dans le rôle du porte-flingue, Jean-Marie Le Guen, nouveau secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. Il dément, mais la vérité, c'est surtout qu'il n'a pas fait peur à grand monde.

Pourtant, ce serait un cataclysme...

Oui, sauf que la majorité considère que François Hollande n'osera jamais. Pire, certains disent : chiche, tant ils sont à bout. Un ancien ministre de Jean-Marc Ayrault confie l'état d'esprit du groupe : "La dissolution ne fait pas peur, même à ceux qui savent qu'ils peuvent perdre. Ils préfèrent la défaite maintenant en gardant leur honneur plutôt que la défaite et la honte en 2017."

Bonne ambiance... Et pour les autres menaces ?

D'abord, une autre : une démission du gouvernement. Cette fois, c'est Manuel Valls qui se mouille. Le Premier ministre a expliqué hier à l'Assemblée l'enjeu du vote sur son plan d'économies, qui a eu lieu dans la foulée, en assurant : "Le résultat du...

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