Dispositif de sécurité à Nice : l'intolérable polémique

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Bernard Cazeneuve à Nice le soir de la tragédie, avec le préfet des Alpes-Maritimes et le premier adjoint de la ville chargé de la sécurité, Christian Estrosi.
Bernard Cazeneuve à Nice le soir de la tragédie, avec le préfet des Alpes-Maritimes et le premier adjoint de la ville chargé de la sécurité, Christian Estrosi.

Une semaine après l'attentat odieux qui a fait 84 victimes et des centaines de blessés, la polémique sur le dispositif de sécurité mis en place sur la promenade des Anglais le 14 juillet défraie toujours la chronique. Les éditorialistes sont nombreux à estimer qu'elle a assez duré. Mais que, désormais, la lumière doit être faite sur ce qui s'est réellement passé.

C'est le cas de Paul-Henri du Limbert qui n'accable pas le ministre de l'Intérieur dans Le Figaro mais souhaite que les erreurs, si erreurs il y a eu, soient « avouées et assumées » : « Il ne s'agit évidemment pas de jeter a priori la pierre à Bernard Cazeneuve, un homme qui affronte avec sang-froid une monstrueuse réalité depuis dix-huit mois et tente d'y faire face - même si on peut regretter qu'il ait longtemps rechigné à se donner tous les moyens nécessaires. Mais, dans le combat qui est le sien, le ministre de l'Intérieur doit comprendre qu'il a le devoir de dire à des Français traumatisés toute la vérité, rien que la vérité. (...) Le pays a besoin de vérité, de tout savoir, affirmait avec raison Manuel Valls mercredi. Si des erreurs ont été commises à Nice, il faudra donc l'avouer et l'assumer. Pour éviter, d'abord, d'en commettre d'autres. Et pour ne pas ajouter à l'angoisse qui habite les Français face à la perpétuelle menace terroriste une défiance généralisée à l'endroit de ceux qui la combattent. »

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