Dispense de peine réclamée pour le maire qui avait giflé un ado

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LILLE (Reuters) - Le maire d'un village du Nord qui avait giflé un adolescent incivil devrait être reconnu coupable mais dispensé de peine, a requis l'avocat général auprès de la cour d'appel de Douai.

Dans son réquisitoire, jeudi, l'avocat général a aussi réclamé que la condamnation ne figure pas au casier judiciaire de l'élu de Cousorle. La cour a mis son arrêt en délibéré.

"Je suis soulagé par ce procès et par cette demande de dispense de peine", a réagi le maire, Maurice Boisart.

L'élu avait été condamné en première instance à une peine d'amende. Il a refusé toute forme de conciliation pour que se tienne un procès public et que soit dénoncé le manque de respect envers les élus municipaux. Il est soutenu par l'Association des maires de France et par plusieurs élus et habitants du village.

Comme en première instance, le maire a regretté son geste mais a dénoncé les incivilités envers les élus municipaux.

En août 2010, le maire de ce village proche de Maubeuge avait réprimandé un adolescent de 16 ans qui escaladait un grillage jouxtant un terrain communal. Le ton était monté entre l'élu et le jeune garçon et le maire avait giflé l'adolescent.

Maurice Boisart, avait porté plainte contre le garçon dont le père avait fait de même.

L'adolescent a été condamné à une peine de 250 euros d'amende pour des insultes au maire. L'élu avait été condamné à une amende de 1.250 euros pour faits de violence par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe. Il avait fait appel.

Pierre Savary, édité par Gilles Trequesser

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  • dhote le jeudi 6 sept 2012 à 19:44

    Il ne pouvait en être autrement.

  • docteur7 le jeudi 6 sept 2012 à 18:51

    Un acquittement suffira !