Disney ose une héroïne qui pense à la mer, pas au prince charmant

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Moana et le demi-dieu Maui dans le film d'animation «Vaïana »
Moana et le demi-dieu Maui dans le film d'animation «Vaïana »

Le nouveau film d’animation des studios hollywoodiens est inspiré de la mythologie polynésienne.

Le tandem John Musker-Ron Clements tient une place à part dans l’histoire des studios Disney : leurs réalisations ont souvent un statut de pivot marquant d’importantes transitions, techniques et/ou commerciales.

En 1986, leur Basile détective privé remet le studio à flot après l’échec du sombre Taram et le chaudron magique. Il est aussi le premier film des studios à utiliser une animation franchement hybride dans son final horloger spectaculaire, où les effets numériques prodiguent un vertigineux empilement de rouages. Puis La Petite Sirène (1989), avec lequel le studio dit adieu à sa célèbre caméra multiplane et à la technique de la peinture sur Celluloïd, et Aladdin (1992) font d’eux les étoiles du studio, artisans de son second âge d’or.

Ils redescendent la pente comme ils l’ont montée : Hercule (1997) est accueilli plus tièdement, La Planète au trésor (2002) est une catastrophe (entre autres parce qu’en avance dans son esthétique plus adulte et son usage marqué des images de synthèse). Lorsqu’ils font leur retour sept ans après, c’est pour une autre catastrophe, La Princesse et la Grenouille (2009), hymne à l’animation traditionnelle en 2D, qui en devient le chant du cygne – les studios y ont renoncé depuis.

Sept ans ont passé à nouveau. Revoici les irréductibles aux commandes d’une production Disney, Vaïana, inspirée de la mythologie polynésienne. L’héroïne éponyme quitte son île contre la volonté de son père, le chef Tui, pour enrayer un mal qui s’attaque à la nature...

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