Disney et l'emploi se partagent l'affiche à Wall Street

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DISNEY ET L'EMPLOI SE PARTAGENT L'AFFICHE À WALL STREET
DISNEY ET L'EMPLOI SE PARTAGENT L'AFFICHE À WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Wall Street épluchera cette semaine une nouvelle série de résultats trimestriels, dont ceux de Walt Disney, avant de disséquer les chiffres de l'emploi à la recherche d'indices sur le moment que choisira la Réserve fédérale pour commencer à relever ses taux d'intérêt.

Plus de la moitié des entreprises du S&P-500 ont déjà publié leurs résultats du deuxième trimestre. Les analystes s'attendent, une fois l'avalanche terminée, à des bénéfices en hausse de 0,9% et un chiffre d'affaires en repli de 3,3% en moyenne sur l'ensemble des sociétés.

La semaine dernière a fini sur une note amère avec un recul des valeurs pétrolières après la publication par Exxon Mobil et Chevron de résultats en forte baisse en raison de la chute des cours du brut.

Sur la semaine, le Dow a gagné 0,7%, le S&P 1,2% et le Nasdaq 0,8%. Sur l'ensemble du mois de juillet, le Dow, le S&P et le Nasdaq ont progressé respectivement de 0,4%, 2% et 2,8%.

De nombreux résultats vont encore tomber cette semaine dont ceux de Disney qui devrait se réjouir mardi des résultats du dernier volet d'Avengers et de la fréquentation de ses parcs d'attractions, en attendant de relancer la saga Star Wars.

Egalement au programme de la semaine, Twenty-First Century Fox, Time Warner, CBS ainsi que l'opérateur de pharmacies CVS ou encore l'assureur santé Aetna.

SEPTEMBRE OU PLUS TARD

La semaine est chargée en outre sur le front des indicateurs avec en vedette, vendredi, les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de juillet.

Toujours surveillé par les marchés, cet indicateur l'est particulièrement en ce moment parce la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, a bien insisté sur la nécessité d'une amélioration sur le marché du travail avant de décider de relever les taux d'intérêt.

Wall Street pariait jusqu'à présent sur un premier relèvement en septembre mais l'hypothèse d'un calendrier plus tardif a gagné du terrain vendredi dernier avec l'annonce de la plus faible hausse en 33 ans du coût du travail aux Etats-Unis.

L'indice du coût de l'emploi (ECI) a connu au deuxième trimestre une croissance de 0,2%, la plus faible depuis les débuts de cet indice au deuxième trimestre 1982. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une hausse de 0,6%.

"L'importance de la différence (entre l'indice et le consensus) est une surprise au moment où les gens s'attendaient à un relèvement en septembre", explique Stanley Sun, stratégiste de taux d'intérêt chez Nomura Securities. "Cet indice fait baisser une telle probabilité".

Comme les autres places financières, Wall Street gardera un oeil sur Athènes, où la Bourse rouvre lundi après cinq semaines de fermeture et pourrait chuter de 20% avec un recul particulièrement marqué pour les banques, selon des traders.

Le fonds indiciel (ETF) Global X Greece, composé de titres de sociétés grecques cotés aux Etats-Unis, a perdu environ 20% depuis qu'Athènes a fermé, tout comme le titre coté à New York de la Banque nationale de Grèce, ce qui donne une indication sur la performance à attendre lundi.

(Rédaction de New York, Patrick Vignal pour le service français)

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