Discussions tripartites sur le nucléaire iranien à Oman

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(Précisions, Velayati) MASCATE, 9 novembre (Reuters) - Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a entamé des discussions avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry et l'émissaire de l'Union européenne Catherine Ashton dimanche à Oman. L'objectif de ces échanges est de rapprocher les positions, notamment sur la capacité iranienne d'enrichissement de l'uranium, avant la reprise des négociations entre l'Iran et les grandes puissances le 18 novembre en vue de parvenir à un accord définitif d'ici le 24 novembre. A l'arrivée de John Kerry dans le sultanat d'Oman dimanche matin, un responsable américain a parlé d'une "réunion importante" pendant laquelle les deux camps "voudront faire des progrès dans le but de respecter la date butoir". Ali Akbar Velayati, proche conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei, le guide de la Révolution iranienne, a réaffirmé que la République islamique ne renoncerait jamais à son droit à l'énergie nucléaire, rapporte la presse iranienne. Samedi soir, Mohammad Javad Zarif a déclaré à la télévision iranienne qu'il souhaitait parvenir à "une solution fondée sur le respect mutuel et la coopération" et a répété que les sanctions internationales contre Téhéran avaient été "inefficaces". Les pays occidentaux et Israël soupçonnent les Iraniens de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil, ce que dément Téhéran. Samedi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a jugé possible un accord avant le 24 novembre. "Il n'y a pas de solution intermédiaire et nous sommes totalement concentrés sur les moyens de parvenir à un accord", a-t-il dit. "Personne ne veut revenir à la situation d'avant l'accord (intérimaire) de Genève. Ce serait un scénario trop dangereux", a-t-il poursuivi. "Les deux camps en sont conscients, ce qui me laisse penser qu'un accord est à portée de main. Nous y tenons et je vois la même détermination dans l'autre camp." John Kerry a déclaré mercredi que les négociations deviendraient beaucoup plus compliquées si un accord ne devait pas être conclu avant le 24 novembre, ajoutant que le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) ne prévoyait pas - pour le moment - de prolonger les discussions au-delà de cette date. (Warren Strobel, Parisa Hafezi et Fatma Al-Araimi; Tangi Salaün et Guy Kerivel pour le service français)

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