Discussions tendues en vue à Bonn sur le réchauffement climatique

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par Alister Doyle OSLO, 16 octobre (Reuters) - Les négociations sur le climat qui se tiennent la semaine prochaine en Allemagne, dernière étape avant la grande conférence de Paris au mois de décembre, promettent d'être tendues, le document servant de base aux discussions ignorant les souhaits de nombreux pays. Le texte qui sera discuté à Bonn du 19 au 23 octobre a été ramené à 20 pages. Le précédent document de référence en faisait 80. "Bien sûr que j'espère que cela fera des étincelles parce que si tout le monde y va et se contente de dormir pendant la semaine, cela ne serait pas du travail", a déclaré à Reuters Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Parmi les propositions passées sous silence figure par exemple un mécanisme strict pour faire le point sur les engagements, que l'Union européenne souhaite voir mis en place. Le commissaire européen au Climat et à l'Energie, Miguel Arias Canete, a salué la concision du nouveau texte de base. Il a toutefois indiqué mardi dernier à Rabat, au Maroc, que le texte n'était pas équilibré et manquait d'ambition. De ce fait, à Bonn, de nombreux Etats pourraient réclamer des ajouts importants. Mohamed Adow, de l'ONG Christian Aid, rappelle que l'accord n'est pas assez exigeant en ce qui concerne l'aide des pays riches. "C'est le plus petit commun dénominateur", dit-il. Signe de progrès toutefois, environ 150 pays ont présenté leurs propres plans nationaux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, dont la Chine, les Etats-unis, l'Inde et l'Union européenne. Tout en estimant qu'il y a des raisons d'espérer un accord à Paris au mois de décembre, Christiana Figueres juge toutefois que ce qui sera décidé à Paris au mois de décembre ne sera pas tout à fait suffisant pour limiter à deux degrés Celsius la hausse des températures par rapport à l'époque pré-industrielle, comme le veut l'objectif officiel. Tous les gouvernements ne sont d'ailleurs pas d'accord sur la portée et l'efficacité des plans annoncés. Le gouvernement bolivien estime par exemple que "pour une solution durable à la crise climatique, il faut détruire le capitalisme". (Danielle Rouquié pour le service français)

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  • M4484897 le vendredi 16 oct 2015 à 18:38

    Vous cassez pas la tête , çà va aller mieux: on va augmenter le prix du gas oil