Discussions "de fond" entre l'UE et la GB en décembre

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    BRUXELLES, 29 novembre (Reuters) - Le Premier ministre 
britannique, David Cameron, s'attend à ce que l'Union européenne 
et la Grande-Bretagne aient des discussions "de fond" le mois 
prochain lorsque les dirigeants de l'UE se pencheront sur ses 
propositions de réforme du bloc, dit un communiqué publié par 
ses services. 
    "Tous les dirigeants européens auront une discussions de 
fond sur la renégociation britannique lors du Conseil européen 
du mois prochain", ont dit les services du chef de l'exécutif 
britannique dans un communiqué diffusé dans la foulée de sa 
rencontre avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, à 
Bruxelles. 
    Des responsables européens ont fait écho au communiqué 
britannique, évoquant des "progrès" dans les négociations visant 
à convaincre le Premier ministre britannique qu'il sera en 
mesure de persuader ses électeurs de voter en faveur du maintien 
du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne lors du référendum 
qu'il a promis d'organiser dans les deux ans à venir. 
    Ils ont toutefois prévenu que si les requêtes britannique  
figureront bien à l'agenda des 17 et 18 décembre, il sera 
difficile de trouver un accord à ces dates. 
    David Cameron a présenté le 10 novembre une série de 
propositions de réformes que la Commission européenne a, pour 
certaines d'entre elles, aussitôt jugées "hautement 
problématiques." 
    Il souhaite notamment que l'UE s'implique moins dans 
certains aspects du fonctionnement des Etats membres et que les 
Parlements nationaux puissent faire entendre leur voix. 
    Le Premier ministre britannique David Cameron a aussi 
réclamé davantage de contrôle des flux migratoires à l'intérieur 
de l'UE et estimé que le principe de libre circulation ne devait 
pas s'appliquer aux nouveaux Etats membres tant qu'il existe de 
grandes différences économiques. 
    Il demande à ce titre que les ressortissants de pays membres 
de l'UE qui viennent travailler au Royaume-Uni attendent quatre 
années avant de pouvoir bénéficier des prestations sociales. Il 
veut aussi interdire à ces travailleurs européens de transférer 
à l'étranger leurs allocations familiales, ce qui devrait être 
considéré comme une mesure discriminatoire. 
 
 (Alastair Macdonald et Gabriela Baczynska,; Nicolas Delame pour 
le service français) 
 
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