Discours de Hollande : cette fois, le président est en campagne

le , mis à jour à 07:34
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Discours de Hollande : cette fois, le président est en campagne
Discours de Hollande : cette fois, le président est en campagne

Une entrée de rock star digne de... Nicolas Sarkozy ! Jeudi, à 11 h 10, François Hollande remonte la salle Wagram, à Paris (XVIIe), au milieu d'un tonnerre d'applaudissements. D'un côté et de l'autre de l'allée centrale, il serre les mains.

 

Soudain, il s'arrête pour embrasser une femme voilée. Son nom : Latifa Ibn Ziaten, dont le fils, militaire, a été assassiné par Mohamed Merah en 2012. Un geste qui ne doit rien au hasard : le discours du président va porter sur la démocratie face au terrorisme. Façon de montrer, comme il le rappellera bientôt, que les musulmans sont les premières victimes des djihadistes.

 

Pas encore candidat, mais c'est tout comme

 

Pressé depuis plusieurs jours par ses supporteurs d'envoyer des signaux nets sur sa candidature en 2017, François Hollande a, cette fois, clairement laissé transparaître son appétit pour un second mandat. Tout en évitant de se déclarer formellement. Durant une heure, le président a largement débordé du sujet annoncé pour décrire à cette occasion l'enjeu de société qui se dessine dans cette précampagne électorale : « la protection des Français, le modèle social, la cohésion nationale ».

 

Une cible : Nicolas Sarkozy

 

Rentré de visite officielle au Viêt Nam dans la nuit, le président aura travaillé son texte jusqu'à la toute dernière minute. Un discours lesté de lourdes attaques contre Nicolas Sarkozy. « Les principes constitutionnels ne sont pas des arguties juridiques  (NDLR : le mot argutie désigne une subtilité de langage qui dissimule l'absence d'arguments sérieux) », lance Hollande en allusion à des propos tenus par son prédécesseur à l'Elysée après l'assassinat du père Hamel, en juillet. « Argutie juridique, la présomption d'innocence -- bien commode à brandir quand il s'agit de plaider pour son propre compte ? » tacle-t-il sévèrement. Jamais nommé, toujours visé, son adversaire empêtré dans ...

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  • newwin il y a 8 mois

    Fait le beau nolland toi et Sarko c est. Fini