Discipline budgétaire : Reding dénonce un «diktat» franco-allemand

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À quelques jours du sommet de l'UE, la critique enfle contre le compromis budgétaire passé à Deauville entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

Bruxelles n'a pas digéré que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veuillent régenter la gouvernance budgétaire de l'UE. Au bout de huit jours d'un silence gêné, la Commission européenne est montée en ligne, avec à nouveau Viviane Reding dans le rôle du redresseur de torts: elle dénonce «un diktat franco-allemand» et avertit que «les décisions ne se prennent pas à Deauville, mais à vingt-sept et à l'unanimité».

La commissaire, déjà virulente contre Paris dans l'affaire des Roms, dit aujourd'hui tout haut ce qu'à Bruxelles beaucoup pensent tout bas: le compromis budgétaire de Deauville est un marché de dupes où la France obtient un assouplissement certain de la discipline collective, en échange de la promesse aléatoire faite à l'Allemagne d'alourdir par traité les sanctions européennes. «C'est un tour que je n'aime pas et qui est dangereux», affirme Viviane Reding dans une interview au Figaro et à d'autres quotidiens européens.

«Arrête de détruire les ...

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