Dis, papa, c'est quoi un Juve-Milan ?

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Dis, papa, c'est quoi un Juve-Milan ?
Dis, papa, c'est quoi un Juve-Milan ?

Juve-Inter, Inter-Milan, Roma-Lazio, Juve-Roma, Roma-Napoli, Juve-Napoli, etc. Autant de classiques du football italien débordant de passion et de rivalité. L'affiche de ce soir en fait évidemment partie, mais elle a toujours été une rencontre à part.

Le classique le plus classe ?


"Ça a toujours été le match le plus fascinant et stylé du football italien, il y a un côté sain et propre, chacun voulait battre son adversaire, car ça signifiait une victoire prestigieuse, mais chacun savait également accepter la défaite." La déclaration est signée Alessandro Tacchinardi, qui a eu tout le temps de se faire une idée sur le sujet en onze années à Turin. Même si cela est évidemment moins vrai depuis quelques saisons, ce classique a effectivement toujours bénéficié d'une aura supérieure à de nombreuses affiches européennes et mondiales, grâce notamment à ses interprètes charismatiques. Ailier du Milan dans les 90's, Stefano Eranio confirme cette sensation : "Bien que cela reste une rencontre très attendue de la part des deux formations, encore plus à mon époque, ça a toujours été réglo, sans débordement ou très rarement." En six saisons avec le maillot de la Vieille Dame, Jonathan Zebina a aussi tiré ses conclusions : "Déjà, on est dans le Nord de l'Italie, donc il y a une approche différente, mais c'est effectivement une affiche très élégante. C'est aussi dû à l'image qu'a longtemps reflétée le Milan de Berlusconi, tandis que le cousin interiste a une touche d'élégance en moins, et les Juve-Inter ne se sont pas améliorés après notre relégation administrative en Serie B."

Un match entre potes ?


Un certain sens du raffinement, rendu possible par les excellents rapports qu'ont entretenus les deux rivaux pendant des décennies. "Des styles différents, mais une rivalité sportive très saine, il y a toujours eu beaucoup d'estime et de respect, que ce soit entre les présidents ou les joueurs", raconte Tacchinardi. Galliani et la fameuse Triade étaient plutôt sur la même longueur d'onde. De nombreux entraîneurs sont passés d'un club à l'autre (Capello, Ancelotti, Zaccheroni, Allegri, etc.), mais ce sont surtout les joueurs qui se connaissaient très bien. "Juve et Milan sont les fournisseurs historiques de la sélection, et de loin. De fait, cela ajoutait un petit quelque chose en plus par rapport aux éléments des autres équipes", analyse Eranio, qui se souvient tout de même d'un dérapage : "Une fourchette de Casiraghi sur un corner alors que le jeu…



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