Dimitri Payet estime qu'il n'a jamais eu de malaise avec Didier Deschamps

le , mis à jour à 17:00
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Dimitri Payet estime qu'il n'a jamais eu de malaise avec Didier Deschamps
Dimitri Payet estime qu'il n'a jamais eu de malaise avec Didier Deschamps

Reconnaissant lui-même avoir réalisé vendredi aux Pays-Bas (2-3) l'un de ses meilleurs matchs avec les Bleus, Dimitri Payet surfe son excellente dynamique. Le milieu de West Ham évoque sa complicité avec Antoine Griezmann et Olivier Giroud, mais aussi sa relation avec Didier Deschamps.

Dimitri Payet, comment expliquez-vous votre excellent match avec les Bleus aux Pays-Bas vendredi (2-3) ?
J’étais déjà content de revenir ici après une longue période. J’ai fait une bonne semaine d’entraînement et j’étais plutôt confiant pour ce match. Je trouve que ça ne s’est pas trop mal passé.

Pensez-vous avoir réalisé votre meilleur match en équipe de France ?
C’est l’une de mes prestations les plus abouties. Là où je suis satisfait, c’est d’avoir réussi à avoir dans mon jeu la même variété et la même efficacité qu’avec mon club, ce que je n’arrivais pas à faire avant. Je suis dans une période où je suis en confiance. J’avais vraiment envie de me faire plaisir, de jouer. La semaine d’entraînement s’est bien passée et j’ai entamé ce match sans aucune pression.

Vous avez évolué dans un rôle semblable à celui que vous occupez avec West Ham cette saison...
Je n’étais pas perdu sur le terrain, j’étais à mon poste. J’avais la chance d’avoir derrière moi des milieux de terrain qui m’ont donné beaucoup de ballons. Avec Oliv’ (Olivier Giroud) et Grizou (Antoine Griezmann), on s’est très bien trouvé devant. J’espère que cette bonne entente va continuer, elle est importante.

En quoi votre trio est-il complémentaire ?
On avait un point d’appui qui nous gardait les ballons (Giroud), avec Grizou qui prenait la profondeur. Moi, je décroche et lance les actions. Ce sont trois profils différents, mais ensemble, ça peut marcher.

Avez-vous l’impression de rattraper le temps perdu avec cette prestation ?
Ça aurait été mieux pour moi que ça arrive avant. Ça fait partie de ma carrière, ce qui est passé est passé. Je vais de l’avant.

« Bielsa m’a fait grandir en tant qu’homme »

Vous aviez évoqué récemment votre obligation de travailler sur vous-même pour vous intégrer dans un groupe. Est-ce en cela que vous avez réussi votre semaine ?
Quand je dis que j’ai fait une bonne semaine, je parle d’entraînement, je ne parle pas d’intégration. Je ne suis pas difficile à vivre, bien au contraire. Mais je dois trouver une place dans cette équipe. Il y a vingt-trois joueurs, il y en a seulement onze qui jouent. Dans un Euro ou une Coupe du Monde, on a besoin de tout le monde.

Estimez-vous avoir définitivement convaincu Didier Deschamps en vue de l’Euro 2016 ?
Il faudra attendre les choix du sélectionneur. Je le répète assez souvent, je suis dans une bonne saison. J’essaie d’être performant, je travaille pour ça. La décision appartient au sélectionneur.

La bascule dans votre progression est-elle directement liée à votre expérience avec Marcelo Bielsa ?
La saison que j’ai faite avec Marcelo Bielsa m’a beaucoup appris. Il m’a fait grandir en tant qu’homme et surtout dans mon jeu. Il m’a appris des bases importantes qui me servent encore aujourd’hui.  C’est un entraîneur qui a été un déclic pour moi. J’ai eu la chance de connaître après Slaven Bilic, qui a tout fait pour que je vienne à West Ham et que je sois dans les meilleures conditions au quotidien pour m’épanouir sur le terrain.

Vous allez fêter vos 29 ans dans trois jours. N’avez-vous pas le sentiment de devoir tout faire plus vite que les autres pour ne pas gâcher une explosion tardive au plus haut niveau ?
A 29 ans, je ne suis pas si vieux que ça. Je suis dans la meilleure période de ma carrière, je vis un conte de fées avec mon club. Si ça pouvait se retranscrire en sélection, ce serait merveilleux. Ce qui est passé est passé, on ne pourra pas revenir dessus. Mais mes meilleures années sont devant moi.

« On s’est dit les choses et ça a produit un déclic »

Etiez-vous résigné après avoir manqué les trois premiers rassemblements de la saison ?
Résigné, non. Après les deux premières convocations, c’était forcément difficile. Comme j’ai eu ma blessure après, ça compliquait encore les choses. Il fallait que je soigne cette blessure et que je retrouve mon niveau. Je ne savais pas combien de temps ça allait mettre.

N’était-ce pas finalement un mal pour un bien ?
C’était une longue période et vous ressentez forcément ce manque de jouer en équipe de France. Ça m’a permis de me concentrer uniquement sur mon club et d’être performant avec lui.

Quels sont les thèmes qui reviennent le plus souvent dans le discours du coach ?
Jouer en équipe, c’est ce qui est le plus logique. Mais il faut surtout se mettre dès maintenant en mode compétition et être solidaires. On l’a vu hier (vendredi), on peut passer par des moments difficiles dans un match, c’est là qu’on voit si un groupe est soudé.

Avez-vous échangé avec le sélectionneur à l’occasion de votre retour à Clairefontaine ?
On a discuté, bien évidemment. Il m’a dit ce qu’il attendait de moi. On s’est dit les choses et ça a produit un déclic qui s’est vu dans ma prestation d’hier (vendredi).

Y’avait-il un malaise à évacuer entre vous ?
Il n’y a jamais eu de malaise entre le sélectionneur et moi.

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