Dimitri Payet : du canari au coq

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Dimitri Payet : du canari au coq
Dimitri Payet : du canari au coq

Dimitri Payet a encore augmenté son niveau de jeu, tout en gardant ses moments d'absence. Ce vendredi soir, il affronte le club qui l'a mis sur la route du professionnalisme : le FC Nantes. Petit retour en arrière.Lui n'a pas eu le droit d'appartenir à ce que le landerneau du foot appelle "la génération 87" : Nasri-Menez-Ben Arfa-Benzema, le punching-ball du foot français. Non, au moment où le quator s'apprête à écraser la jeunesse européenne, Dimitri Payet laisse derrière lui le centre de formation du Havre, se cogne près 10 000 bornes pour revenir à La Réunion avec le dégoût du foot pro dans le sac à dos. Trop irrégulier et/ou indiscipliné dans son quotidien, Dimitri ne voudrait plus de ce monde là. A 15 ans seulement, sans pour autant quitter les pelouses. L'AS Excelsior profite de la pépite endormie, tout en renseignant le FC Nantes, en sérieux manque de fantaisie au sein du centre de formation, mais aussi de l'équipe première. Après une grosse année où Dimitri s'est retapé en U15 pour terminer chez les Seniors à 16 ans, René Degenne, scout canari, fonctionne à l'instinct. "Ce jour-là, il y avait du vent, le pire ennemi du footballeur, se rappelle-t-il dans La Provence. Dimitri n'avait pas été très bon, mais il a eu deux ou trois actions de classe. Sur cette impression, on l'a pris au centre de formation."
"5 minutes d'étirements mais 45 minutes, bon "
Le petit mec dégouté du foot pro se refait 9000 kilomètres pour atterir dans ce qu'il s'est fait de pire en terme de présidence en Ligue 1 dans les années 2000 : le FC Nantes de la Socpresse de Jean-Luc Gripond et sa fameuse idée du "Je veux montrer qu'un Manchester United est possible en France". Le Payet à la cool arrive dans un club qui oublie alors le jeu pour les enjeux financiers (produits dérivés et diversification des activités). Sans doute pas le foot qu'il aime. Couvé dans un premier temps au centre de formation, Dimitri met un peu de temps à s'adapter. "Quand il est arrivé de la Réunion, on le sentait pas super en confiance, se souvient son ancien pote et gardien de but de Nantes, Vincent Briant. Il avait déjà échoué au Havre et il fallait s'adapter à la vie à la française. Et c'est un frileux Dimitri. Alors quand tu passes de la Réunion " Puis, au fur et à mesure, Payet s'intègre au club, à la CFA. "Il ne se prenait pas la tête, poursuit Briant. J'étais un peu comme lui d'ailleurs. Il pouvait faire 5 minutes d'étirements mais 45 minutes, bon C'était pas trop son truc". Sur le terrain, Payet n'est pas forcément le...

Lui n'a pas eu le droit d'appartenir à ce que le landerneau du foot appelle "la génération 87" : Nasri-Menez-Ben Arfa-Benzema, le punching-ball du foot français. Non, au moment où le quator s'apprête à écraser la jeunesse européenne, Dimitri Payet laisse derrière lui le centre de formation du Havre, se cogne près 10 000 bornes pour revenir à La Réunion avec le dégoût du foot pro dans le sac à dos. Trop irrégulier et/ou indiscipliné dans son quotidien, Dimitri ne voudrait plus de ce monde là. A 15 ans seulement, sans pour autant quitter les pelouses. L'AS Excelsior profite de la pépite endormie, tout en renseignant le FC Nantes, en sérieux manque de fantaisie au sein du centre de formation, mais aussi de l'équipe première. Après une grosse année où Dimitri s'est retapé en U15 pour terminer chez les Seniors à 16 ans, René Degenne, scout canari, fonctionne à l'instinct. "Ce jour-là, il y avait du vent, le pire ennemi du footballeur, se rappelle-t-il dans La Provence. Dimitri n'avait pas été très bon, mais il a eu deux ou trois actions de classe. Sur cette impression, on l'a pris au centre de formation."
"5 minutes d'étirements mais 45 minutes, bon "
Le petit mec dégouté du foot pro se refait 9000 kilomètres pour atterir dans ce qu'il s'est fait de pire en terme de présidence en Ligue 1 dans les années 2000 : le FC Nantes de la Socpresse de Jean-Luc Gripond et sa fameuse idée du "Je veux montrer qu'un Manchester United est possible en France". Le Payet à la cool arrive dans un club qui oublie alors le jeu pour les enjeux financiers (produits dérivés et diversification des activités). Sans doute pas le foot qu'il aime. Couvé dans un premier temps au centre de formation, Dimitri met un peu de temps à s'adapter. "Quand il est arrivé de la Réunion, on le sentait pas super en confiance, se souvient son ancien pote et gardien de but de Nantes, Vincent Briant. Il avait déjà échoué au Havre et il fallait s'adapter à la vie à la française. Et c'est un frileux Dimitri. Alors quand tu passes de la Réunion " Puis, au fur et à mesure, Payet s'intègre au club, à la CFA. "Il ne se prenait pas la tête, poursuit Briant. J'étais un peu comme lui d'ailleurs. Il pouvait faire 5 minutes d'étirements mais 45 minutes, bon C'était pas trop son truc". Sur le terrain, Payet n'est pas forcément le...

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