Dimitri de Villepin

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Dimitri de Villepin
Dimitri de Villepin

L'un a été Premier ministre, jure depuis quatre ans qu'il en a terminé avec la politique, mais revient souvent avec justesse pour donner la leçon sur les enjeux internationaux. Il est la voix qu'on écoute sur ces questions. L'autre revient de loin, est devenu un temps héros de la nation et se balade depuis plusieurs mois avec un nouveau costume porteur d'espoir. Et si Dimitri Payet n'était que la réincarnation footballistique de Dominique de Villepin ? Explications.

La France a toujours eu besoin de ça pour avancer : des figures. On parle là d'un réflexe culturel, d'un repli constant vers un homme providentiel pour dépasser notre incapacité collective. L'attrait récent pour Emmanuel Macron parle aussi de ça. Il n'y a qu'à revenir quelques mois en arrière pour en prendre la mesure. On se rassure comme ça, aussi, souvent. 10 juin 2016. Peu avant 23h, le pays respire pleinement. La France a douté, mais s'en est une nouvelle fois tirée sur un exploit individuel au bout d'un retour de scénario collectif. Cette fois, elle n'avait pourtant pas le droit de se planter. Car l'équipe de France ouvrait son Euro contre la Roumanie au stade de France, le type de journée où l'erreur est interdite. Pendant quatre-vingt-dix minutes, elle a souffert, l'appréhension des grands rendez-vous certainement, mais a boxé par moments grâce aux coups de bassin d'un homme qui finira la soirée dans les larmes. Pour le féliciter, Didier Deschamps lui a même offert une ovation individuelle en le sortant à quelques secondes de la fin pour filer le relais à Moussa Sissoko qui assumera ce rôle d'espoir lors des dernières foulées de la compétition.

Quelques secondes plus tôt, Dimitri Payet a écrit l'histoire d'une cartouche formidable envoyée de son pied gauche. Au fond, le récit ne pouvait commencer que comme ça. Sur un exploit individuel. Lui-même le sait et avoue ceci après la rencontre : "On ne peut pas rêver mieux." À quelques mètres de lui, le grand frère du groupe tricolore, Patrice Évra, souffle avec prudence sur l'enflammade naissante : "Je vous en supplie, n'enflammez pas les joueurs. Vous l'avez fait avec la Pioche, avec Grizou. La star de l'équipe, c'est pas Dimi, c'est toute l'équipe." Sauf que le public français a besoin de se rassurer en s'identifiant à des figures. Cette fois, pendant les premières semaines de l'Euro, cela aura été Dimitri Payet, un homme qui a encore arraché une belle épine du pied de l'équipe de France vendredi dernier

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