Dimanche-Les grands magasins tentent de boucler un accord

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    * Une dernière réunion s'est tenue ce lundi avec les 
syndicats 
    * Les grands magasins ont revu leurs propositions à la 
hausse 
    * L'UCV se dit confiant sur l'issue des discussions 
    * CGT et FO, majoritaires, très réservés 
 
 (Actualisé avec la réaction des syndicats) 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 14 décembre (Reuters) - La fédération du grand 
commerce et les syndicats ont tenu ce lundi, après des mois de 
blocage, leur dernière réunion visant à trouver un accord de 
branche sur le travail du dimanche. 
    Après des mois d'opposition syndicale, l'Union du grand 
commerce de centre-ville (UCV) a revu à la hausse les 
compensations offertes aux salariés volontaires pour travailler 
le dimanche. 
    La fédération, qui regroupe les grands magasins (Printemps, 
Galeries Lafayette, BHV, Bon Marché) se propose de doubler le 
salaire pour tous les dimanches travaillés, alors qu'une 
majoration dégressive avait été proposée jusqu'ici. 
    Une allocation de 30 euros pour garde d'enfants sera offerte 
ainsi qu'une prise en charge des frais de transport, à hauteur 
de 60%. 
    En outre, un plafond de 15 dimanches par an sera fixé pour 
les salariés travaillant la semaine. 
    L'UCV estime que le travail du dimanche permettra la 
création de 2.400 postes, également répartis entre les grands 
magasins et les marques qui y sont représentées, gérées pour la 
plupart de façon indépendante. 
    "Nous avons un très bon compromis, conforme à ce que 
souhaitent les salariés", a déclaré à Reuters Claude Boulle, 
président de l'UCV, se montrant cependant prudent sur l'issue du 
vote. 
    Dans la journée, l'UCV a fait de nouvelles concessions, 
accordant un repos compensateur pour cinq dimanches dans l'année 
ainsi qu'une garantie d'amplitude d'horaires d'ouverture des 
magasins limitée à 9h00. 
    "Les discussions ont été très constructives et je crois que 
nous disposons maintenant d'un projet d'accord qui tient la 
route", a ajouté Claude Boulle. 
     
    RÉSERVE DES SYNDICATS 
    Du côté de la CGT, de FO et de la CFDT, la réserve était de 
mise. "Nous ne signerons pas. Ensuite, nous réfléchirons à faire 
valoir notre droit d'opposition", a dit à Reuters Céline Carlen, 
secrétaire générale de la CGT commerce Paris, à l'issue des 
discussions. 
    La CGT conteste le chiffre de créations de postes qui, dans 
les grands magasins, seraient pour moitié assurées par des 
contrats à durée déterminée, ainsi que le montant jugé trop 
faible de l'allocation pour garde d'enfants. 
    "Nous pèserons le pour et le contre", a pour sa part indiqué 
Brice Bellon (FO), critiquant une notion de volontariat jugée 
équivoque et, d'une façon plus générale, la difficulté 
d'articuler vie professionnelle et vie familiale en travaillant 
le dimanche. 
    La CFDT dit elle aussi avoir "les plus grandes réserves", 
notamment sur l'égalité de traitement entre les salariés et 
l'absence de garanties pour les employés des marques. 
    "Nous attendons de voir le texte", a précisé Gilles 
Desbordes, secrétaire général CFDT à la fédération des services. 
    Pour que l'accord soit validé, il faut que les syndicats 
représentant au moins 30% des suffrages exprimés le signent. 
    Court ensuite un "délai d'opposition", qui peut invalider la 
signature s'il est approuvé à plus de 50% des suffrages. 
    Les syndicats auront jusqu'au 23 décembre à 12h00 pour le 
signer, après quoi ils pourront exercer leur droit d'opposition 
pendant les 15 jours qui suivront. 
    Les marques comme Louis Vuitton (groupe LVMH  LVMH.PA ), 
Gucci (Kering  PRTP.PA ), Hermès  HRMS.PA  ou Chanel, qui 
emploient leur propre personnel, doivent signer de leur côté 
leurs propres accords. 
    "Je pense qu'elles attendent un accord de branche pour 
accélérer leurs négociations", estime Claude Boule. 
    Faute d'accord de branche, il reviendra à chaque grand 
magasin de s'entendre avec ses syndicats. 
    Aux termes de la loi Macron adoptée cet été, les ouvertures 
dominicales doivent faire l'objet d'un accord approuvé par 
référendum dans les très petites entreprises (de moins de 11 
salariés) et par signature par les syndicats pour les autres. 
    La loi a instauré douze zones touristiques internationales 
(ZTI) dans la capitale, où les commerces pourront ouvrir le soir 
et tous les dimanches de l'année.  ID:nL5N11U3N1  
    Pour les grands magasins du boulevard Haussmann, où la 
clientèle touristique étrangère génère environ la moitié des 
ventes, l'ouverture dominicale permettrait de générer environ 
10% de chiffre d'affaires additionnel.  ID:nL5N11M1YD  
 
 (Edité par Jean-Michel Bélot) 
 

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