Dimanche-Les Galeries Lafayette ouvrent les négociations

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    * Les négociations de branche restent enlisées 
    * Les discussions d'entreprise débuteront le 12 février 
 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 3 février (Reuters) - Les Galeries Lafayette 
s'apprêtent à ouvrir des négociations d'entreprise pour tenter 
de trouver un accord sur le travail du dimanche dans leur 
magasin parisien, alors que les discussions de branche sont dans 
l'impasse depuis la fin décembre. 
    "Nous allons ouvrir les discussions en direct dans le 
courant du mois pour tenter de signer avant la saison estivale", 
a déclaré à Reuters une porte-parole des Galeries Lafayette. 
    Le grand magasin du boulevard Haussmann estime qu'une 
ouverture tous les dimanches permettrait de créer 1.000 emplois 
et de générer 10% de chiffre d'affaires supplémentaire. 
    
    Les discussions, qui débuteront le 12 février, ne concernent 
que le magasin parisien, un accord ayant déjà été signé il y a 
deux ans dans le réseau de province. 
    Au Printemps voisin, comme au Bon Marché, propriété du 
groupe LVMH  LVMH.PA , aucune négociation d'entreprise n'a été 
entamée. 
    "Le Bon Marché réfléchit à la marche à suivre", a indiqué 
une porte-parole du groupe LVMH. 
    Après des mois de discussions, le blocage reste entier entre 
les organisations syndicales et l'Union du grand commerce de 
centre-ville (UCV), chargée de piloter les discussions pour 
l'ensemble des grands magasins. 
    L'UCV avait revu à la hausse, fin 2015, les compensations 
offertes aux salariés volontaires pour travailler le dimanche. 
Mais la CGT et FO, majoritaires, demeurent hostiles au travail 
dominical, tandis que la CFDT réclame d'autres aménagements 
comme l'extension de l'accord aux salariés employés directement  
par les marques.   
    "Je ne crois plus beaucoup à un accord de branche", a confié 
à Reuters le président de l'UCV, Claude Boulle. 
    Au Printemps, le directeur du magasin Haussmann, Pierre 
Pelarey, dit pourtant vouloir "aller jusqu'au bout de la 
discussion de branche" réputée plus facile qu'au sein de chaque 
entreprise. 
    "Personne n'a intérêt à des accords établissement par 
établissement", a-t-il dit. 
    Les discussions s'annoncent délicates. Pour qu'un accord 
soit validé, il faut que les syndicats représentant au moins 30% 
des suffrages exprimés le signent. Court ensuite un "délai 
d'opposition", qui peut invalider la signature s'il est approuvé 
à plus de 50% des suffrages. 
    A la Fnac  FNAC.PA , les syndicats majoritaires ont déjà 
annoncé qu'ils opposeraient leur veto à l'accord auquel 
l'enseigne est parvenue avec trois organisations syndicales 
rassemblant 30% des voix.     
    Le boulevard Haussmann comme le quartier de Saint Germain 
comptent parmi les zones touristiques internationales (ZTI) 
prévues par la loi Macron, où les commerces peuvent ouvrir tous 
les dimanches de l'année à condition qu'un accord soit signé 
avec les syndicats. 
 
 (Edité par Jean-Michel Bélot) 
 

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