Dijsselbloem se défend d'avoir visé un pays en particulier

le
0
    BRUXELLES, 22 mars (Reuters) - Jeroen Dijsselbloem, le 
président néerlandais de l'Eurogroupe, s'est défendu mercredi 
d'avoir visé spécifiquement un ou plusieurs pays dans les propos 
controversés qu'il a tenus dans une interview au quotidien 
allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. 
    Selon son porte-parole, son message était adressé à 
l'ensemble des pays de la zone euro et tendait à expliquer qu'il 
ne peut y avoir de solidarité sans obligations. 
    Cette mise au point intervient alors que le gouvernement 
portugais, jugeant ses propos "racistes, xénophobes et 
sexistes", a réclamé sa démission.   
    Dans cette interview publiée dans l'édition de lundi de la 
FAZ, Dijsselbloem semble établir une comparaison entre les pays 
du sud de l'Europe ayant reçu une aide financière de l'UE et un 
individu qui dépenserait tout son argent "en alcool et en 
femmes". 
    "Durant la crise de l'euro, les pays du nord ont fait montre 
de solidarité avec les pays touchés par la crise. En tant que 
social-démocrate, j'accorde une importance exceptionnelle à la 
solidarité. Mais on a aussi des obligations. Je ne peux pas 
dépenser tout mon argent en 'schnaps' (ndlr, alcool fort) et en 
femmes et ensuite vous demander de l'aide", dit-il. 
 
 (Andrei Khalip et Axel Bugge; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant