Dijon: la chirurgie gagne en temps et en précision avec l'impression 3D

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Dijon: la chirurgie gagne en temps et en précision avec l'impression 3D
Dijon: la chirurgie gagne en temps et en précision avec l'impression 3D

Grâce à une imprimante 3D, un service de chirurgie pionnier à Dijon reproduit en plastique les crânes de ses patients pour préparer des implants faciaux sur mesure avec plus de précision, tout en diminuant la durée des opérations.A partir d'images de scanner, l'imprimante superpose des couches de plastique thermoformable, d'à peine cent microns d'épaisseur chacune, pour reproduire, en totalité ou en partie, la face du patient.L'impression peut durer de huit à quarante heures selon la taille de la pièce demandée.A partir de cette reproduction du crâne, les chirurgiens du service de chirurgie maxillo-faciale de l'hôpital du Bocage à Dijon modèlent sur mesure les plaques en titane qui seront implantées sur le patient pour réaliser des reconstructions faciales. Une opération de modelage qui se déroulait auparavant au bloc opératoire au cours de l'intervention."Pour une intervention complexe qui durait une heure et demie, on gagne maintenant trente minutes", explique le docteur Benoît-Luc Wajszczak. Ce gain de temps, selon lui, permet ainsi de "diminuer le risque d'infection et le risque anesthésique"."On gagne en précision car on a un accès plus facile aux structures osseuses et on peut modeler très facilement les plaques en titane sans être gêné par les tissus mous" comme la peau ou la graisse, précise le médecin.En outre, le plastique utilisé s'approchant de la densité osseuse, "on a vraiment le modèle d'un patient", se félicite pour sa part le docteur Mathieu Guerriaud.Le service de chirurgie maxillo-faciale de l'hôpital de Dijon est doté depuis décembre d'une imprimante 3D, dont le coût s'est élevé à "entre 3.000 et 4.000 euros", financé par des crédits universitaires.En trois mois, "trois ou quatre patients" ont déjà bénéficié de cette technologie, notamment pour des fractures de l'orbite, a indiqué le docteur Wajszczak.Selon l'hôpital, ce service est ...

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