Dijon : Dall'Oglio revient sur sa garde à vue

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Dijon : Dall'Oglio revient sur sa garde à vue
Dijon : Dall'Oglio revient sur sa garde à vue
Lors d'un point-presse organisé jeudi, Olivier Dall'Oglio, l'entraîneur de Dijon, a répondu aux questions des journalistes concernant sa garde en vue dans le cadre de l'enquête des matchs truqués du Nîmes Olympique.

Olivier Dall'Oglio n'a rien caché aux journalistes présents jeudi à Dijon lors d'un point-presse organisé en compagnie de son président, Olivier Delcourt, et de son directeur sportif, Sébastien Pérez. Mis en garde à vue dans l'affaire des matchs truqués du Nîmes Olympique, l'entraîneur dijonnais a été relâché par la justice. L'occasion pour lui de revenir sur son expérience : «  C'était une garde à vue classique... On vient sonner chez vous à 6h00 du matin, a confié Dall'Oglio. On a du mal à comprendre ce qui arrive. On se retrouve dans les locaux de police pour répondre à des questions sur des matchs truqués. Cela fait beaucoup de surprises dès le matin. On m'a posé des questions sur ma vie, sur ma famille, sur le football... Et petit à petit, j'ai compris que c'était par rapport au match de Nîmes de la saison dernière. Une grosse surprise car c'est un match gagné 5-1. J'essaye de comprendre pourquoi je suis là. »

« Cela ne correspond pas à mes valeurs »

Olivier Dall'Oglio a tenu à réaffirmer son innocence quant aux soupçons de corruption dont il a pu faire l'objet : « On ne m'a jamais approché. Alors oui, on s'appelle entre coachs et on discute de football. Cela m'arrive régulièrement. Avant le match de Nîmes, j'ai discuté avec mon équipe de la situation de Nîmes... Ça, je ne m'en suis pas caché. J'aurais même aimé que ces enregistrements sortent mais là, il n'y en avait pas... Je n'étais pas sur écoute mais on m'a mis dans des conversations de type café du commerce. Et vu que je connaissais beaucoup de monde, ils ont fait des relations et cru qu'il pouvait y avoir des malversations. Je me suis retrouvé dans cette tempête médiatique, bien surpris. Cela ne correspond pas à mes valeurs, ni celles du club. Toutes ces valeurs auraient pu être balayées très rapidement s'il y avait ne serait-ce que match nul en face... »

« Triste pour Nîmes »

Ce proche de Michel Moulin, lui aussi placé en garde à vue dans le cadre de cette affaire, semble très inquiet quant à la situation du club gardois alors que six personnes, dont le président du club Jean-Marc Conrad, pourraient être mises en examen. « Beaucoup de choses risquent d'être bouleversées suite aux décisions de la justice, estime l'entraîneur du DCCO. Je suis très triste pour Nîmes Olympique mais cela fait un moment que je suis triste pour ce club. C'est un club qui devrait être dans l'élite. Je suis triste par rapport aux supporters car ils aiment le club, et aussi pour les gens qui bossent là-bas et qui sont dans l'ombre. Même si le club est en DH, ils seront encore là. »

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