Dieu est mort, le «Fed's put» a disparu

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Raillée dans un t-shirt («J'ai survécu à la remontée des taux de 2015»), la politique de resserrement monétaire de la Fed pourrait déjà s'interrompre, selon Bruno Cavalier. (© DR)
Raillée dans un t-shirt («J'ai survécu à la remontée des taux de 2015»), la politique de resserrement monétaire de la Fed pourrait déjà s'interrompre, selon Bruno Cavalier. (© DR)

Après une première hausse de taux le 16 décembre, Janet Yellen et le FOMC avaient laissé entendre que d’autres allaient suivre assez vite. Déjà sceptique sur le moment, le marché monétaire n’y croit désormais plus du tout. Au maximum, il attend une hausse vers la fin 2016. La réunion du 27 janvier est sans enjeu direct, il s’agira surtout d’éclairer les suivantes.

Le scénario macro n’a pas radicalement changé en si peu de temps. La normalisation monétaire n’a donc pas lieu d’être stoppée, à plus forte raison d’être inversée. L’humeur des marchés, de son côté, n’invite pas la Fed à faire un excès de zèle.

Pour rendre compte des turbulences financières de l’été 2015, la Fed avait ajouté à son communiqué de presse du 17 septembre cette phrase : «Recent global economic and financial developements may restrain activity somewhat and are likely to put further downward pressure on inflation in the near term.» Elle peut difficilement faire moins vu le début d’année calamiteux sur les marchés.

Cette fois-ci toutefois, il ne s’agit plus de savoir quand monter les taux directeurs, mais de préciser à quel rythme. La trajectoire d’environ quatre hausses par an en 2016 et 2017 est-elle toujours d’actualité ? Les officiels de la Fed ont toujours dit que leur conduite serait dictée par les données économiques. L’emploi reste robuste, sa croissance a accéléré depuis l’été.

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