Diesel-Royal n'écarte pas des retraits de mise sur le marché

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    STRASBOURG, 24 novembre (Reuters) - La ministre de 
l'Environnement Ségolène Royal n'a pas écarté jeudi la 
possibilité de retraits de mise sur le marché de véhicules des 
deux groupes automobiles dont les résultats d'émissions 
polluantes sont actuellement entre les mains de la justice 
française. 
    Son ministère a annoncé début novembre que la Direction 
générale de la concurrence, de la consommation et de la 
répression des fraudes (DGCCRF) avait transmis au parquet de 
Nanterre le résultat de ses investigations sur les émissions 
polluantes chez Renault  RENA.PA  après la découverte de 
"manquements présumés". Jusqu'ici, seul le dossier Volkswagen 
 VOWG_p.DE  avait été transmis à la justice française. 
 .  
    "Nous allons demander aux services de répression des fraudes 
et à la justice de nous communiquer les éléments qui nous 
permettront de voir s'il faut procéder à des retraits de mise 
sur le marché", a déclaré Ségolène Royal, interrogée par la 
commission d'enquête du Parlement européen sur le scandale 
Volkswagen. 
    "Maintenant, il faut soit que je retire des autorisations de 
mise sur le marché soit que je demande aux constructeurs ce 
qu'ils veulent faire pour se mettre en conformité", a-t-elle 
ajouté, tout en se félicitant d'un "effort de transparence 
unique en Europe" accompli par la France et en saluant les 
constructeurs qui ont joué le jeu. 
    L'affaire du logiciel de trucage des émissions diesel de 
véhicules Volkswagen pour passer les contrôles aux Etats-Unis a 
jeté le doute sur la performance en conditions réelles de 
l'ensemble des marques automobiles. 
    Plusieurs véhicules Renault ont été particulièrement montrés 
du doigt pour leurs dépassements d'oxydes d'azote (NOx) lors des 
tests sur route en raison notamment du choix d'une plage de 
fonctionnement optimal du système de dépollution plus étroite 
que chez d'autres constructeurs. 
    Interrogée également jeudi sur le protocole choisi par 
Renault pour purger le piège à NOx, qui a conduit un an plus tôt 
au rappel de 15.000 Captur pour une erreur de calibrage, 
Ségolène Royal a répondu que le sujet avait été soulevé par la 
commission qui porte son nom. "Précisément, c'est suite à ces 
travaux que la procédure pénale a été engagée", a-t-elle ajouté. 
    Renault n'était pas en mesure dans l'immédiat de commenter 
ces déclarations. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de 
Volkswagen France. 
 
 (Gilbert Reilhac à Strasbourg, avec Gilles Guillaume et 
Laurence Frost, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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