Didier Tholot, au bon souvenir de 1996

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En 1996, Didier Tholot portait les couleurs de Bordeaux et participait à la plus belle épopée européenne du club avec un succès 3-0 sur le Milan AC de Fabio Capello. Un peu moins de 20 ans plus tard, il revient pour défier les Girondins à la tête du FC Sion, mais n'a rien oublié d'une époque " magique " selon ses propres termes.

" C'est vrai que je ne vois pas trop où est le ballon, je me jette et je la prends du talon. " Nuque longue et chemise en jean, Didier Tholot explique timidement sur un plateau télé son exploit en 1996, celui d'avoir ouvert le score contre le Milan AC et lancé par la même occasion un festival des Girondins de Bordeaux. Si la finition est légèrement dégueulasse, la réalisation de l'ancien Martégal illustre le scénario de ce quart de finale retour de Coupe de l'UEFA 1996 : une transversale parfaite de Richard Witschge, un débordement tout en testostérone de Bixente Lizarazu à gauche, puis un centre au cordeau repris à l'arrache par l'avant-centre. Bordeaux aurait pu tenter n'importe quoi, ce serait passé. Tholot aura beau expliquer le tout par une histoire d'appel contre appel, son geste technique s'apparente très largement à ce que les spécialistes qualifient de " gros coup de chance ".

Une qualité essentielle que les Bordelais ont usé sans modération pour sortir les Lombards, " même l'arbitre nous a aidés et on l'en remercie ", se souvient Daniel Dutuel, à propos du premier but de Christophe Dugarry, à la réception d'un coup franc de Zinédine Zidane grâce à une déviation de l'homme en noir. " Mais la chance, cela se provoque aussi ", assure Laurent Croci, autre participant à l'épopée. Et dans le cas de Didier Tholot, " cela s'explique par un gros mental, son point fort, et l'idée qu'il ne devait rien laisser traîner dans la surface. " L'intéressé va dans le même sens : " Je pense que mon but, c'est grâce à ma volonté de faire la différence dans les 30 mètres. Je ne suis pas en équilibre, je reprends le centre de Liza un peu n'importe comment et le gardien a beau la toucher, je sais à l'avance que cela va entrer. " Pour l'actuel entraîneur de Sion, l'histoire est d'autant plus belle que quelques mois plus tôt, c'est d'un lit d'hôpital qu'il regardait jouer ses coéquipiers.

Huit côtes, une hanche et un genou en vrac


Après un début de saison convaincant avec notamment quelques pions en Coupe Intertoto, l'attaquant est percuté par une autre voiture sur le chemin de l'entraînement : " L'autre véhicule avait grillé un feu rouge, j'ai eu huit côtes et la hanche fracturée, ainsi qu'un genou entaillé. J'ai mis 5 mois à revenir sur les terrains, alors pendant cette campagne européenne, pour moi c'était du bonus. " Une joie de vivre toute naturelle qui…




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