Didier Poulmaire : " Le procès de Yoann est celui de la différence "

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Didier Poulmaire : " Le procès de Yoann est celui de la différence "
Didier Poulmaire : " Le procès de Yoann est celui de la différence "

Avocat spécialisé dans le droit à l'image, Didier Poulmaire suit Yoann Gourcuff depuis 2006. Entre l'agent et le conseiller en image, l'homme défend et a défendu un paquet de célébrités, parmi lesquelles une poignée de sportifs : Laure Manaudou, Amélie Mauresmo, Philippe Lucas et, donc, Gourcuff. Parfois accusé de ne rien connaître au football (ce qu'il confesse aisément) ou de surprotéger ses clients, Poulmaire a une autre interprétation : comme Yoann ne veut pas parler, c'est lui qui s'y colle. Parole à la défense.

Vous êtes l'avocat de Yoann Gourcuff, pas son agent. Quelle est la différence ? La frontière est très ténue, mais pour résumer, un avocat peut faire tout ce que fait un agent, sauf démarcher les clubs. Certains le font mais pas moi. Dans le cas de Yoann, à chaque fois, les clubs sont venus manifester un intérêt pour lui. Quand il est à Milan, Bordeaux vient le voir, et Yoann me confirme qu'il souhaite rejoindre la Gironde. A ce moment-là seulement, je négocie les conditions du prêt. Idem pour sa venue à l'OL. Au fil du temps, j'ai par ailleurs développé un réseau avec des agents présents partout en Europe. Lesquels démarchent, en sachant qu'ils ont un lien fiable pour parler avec Gourcuff, à travers son avocat.
Depuis quand travaillez-vous officiellement avec Yoann Gourcuff ? Depuis qu'il a quitté le club de Rennes. En fait, sa mère m'avait approché en faisant une petite sélection, comme un appel d'offres, car il fallait négocier un contrat pour Yoann avec Adidas. Elle avait vu une présentation de mes activités dans un article de Ouest France, et avait trouvé mes coordonnées sur le site d'un cabinet pour lequel je travaillais à l'époque, et avait appelé au standard, mais j'avais quitté ce cabinet entre-temps. Et ils avaient quand même essayé de le récupérer : "Maître Poulmaire n'est plus là mais on a ce qu'il faut ici pour votre fils". Malgré tout, elle n'a pas été convaincue et a réussi à me trouver pour me parler de Yoann et me demander : "Combien prendriez-vous pour négocier le contrat Adidas ?".
Comment s'est passée cette première rencontre à Milan ? Un moment étonnant et intéressant. Je suis arrivé dans son grand appartement milanais avec très peu de mobilier. À cette époque, il était tout jeune, 20 ans. On a eu un échange : je lui ai expliqué comment je travaillais, et c'est parti comme ça. Il n'était pas vraiment intéressé par la partie économique de ses contrats. C'est pour ça qu'à chaque fois qu'on a pu dire que Yoann est intéressé par l'argent, j'étais étonné. J'ai passé plusieurs années avec un garçon qui, à mon avis, n'avait pas une idée très précise des rémunérations dont on parlait.
Vous voulez dire que ça ne l'intéressait pas ? Dire que ça ne l'intéresse...



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