Didier Migaud a fini par gagner la bataille des idées

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DECRYPTAGE - Fini le temps, pas si lointain, où le premier président de la Cour des comptes avait l'impression de prêcher dans le désert. Le nécessaire freinage des dépenses publiques, martelé depuis des années, est devenu la clé de voûte de la politique gouvernementale.

«La Cour est mieux entendue qu'elle ne pouvait l'être», savoure Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes. Preuve de l'intérêt qu'il suscite, près de 130 journalistes - un record - ont assisté mardi à son discours lors de la publication de l'emblématique rapport annuel. Du fait de cet écho donné à la persévérance de la Cour, le message a fini par se diffuser. Dans l'opinion publique, mais aussi au sein de l'exécutif.

Surtout, le gouvernement n'hésite plus à piocher dans le lexique et les nombreuses idées de la Cour. François Hollande affiche désormais comme priorité la réduction des dépenses publiques et cible au moins 50 milliards d'euros d'économies de 2015 à 2017, u...

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