Didier l'embrouille

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Didier l'embrouille
Didier l'embrouille

Malgré sa bonne réputation, Deschamps n'a jamais échappé aux critiques et aux polémiques. En témoignent les nombreux clashs, qu'il a souvent provoqués, mais qu'il a toujours gagnés. Un côté obscur qu'il tient de son pragmatisme et qui l'a sûrement aidé à soulever des trophées.

Même si l'on ne voit pas ses dents, il sourit beaucoup. Qu'il soit gêné par une situation, joyeux d'une victoire ou mis à mal après une question médiatique sensible, Deschamps s'en sort très souvent par une communication quasi parfaite accompagnée d'un visage qui incite à l'optimiste. Ce smile discret, il l'a promené partout, dans tous les clubs qu'il a connus, dans tous les pays qu'il a arpentés. Ce talent d'orateur aussi. Ce qui fait son charme. Si l'on ajoute à ça son intelligence tactique indiscutable, sa sociabilité évidente et son leadership naturel, il a tout du parfait meneur d'homme. Sauf que comme tout le monde, la Dèche a sa face sombre.

La preuve ? En trente ans de football professionnel, DD a collectionné les embrouilles. Ce qui peut sembler bien sûr logique – ou normal –, lorsqu'on passe autant de temps au haut niveau. Sauf que les disputes de Deschamps sont toutes à peu près les mêmes : jamais vraiment officialisées par le principal intéressé, elles n'en demeurent pas moins sincères et atteignent quasiment à chaque fois un point de non-retour. Surtout, elles laissent transparaître dans le caractère pragmatique du Français des qualités qui se transforment en défaut : une abnégation qui devient entêtement, et un aspect "je-veux-tout-contrôler" qui nourrit un côté dictatorial.

Jacquet et Desaily comme gardes du corps


Adoré par la majorité de ses coéquipiers, le joueur Deschamps n'était pas forcément apprécié par ses adversaires. Les reproches d'un possible "sectarisme" en équipe de France se sont par exemple rapidement fait entendre après la Coupe du monde 98 gagnée. La raison évoquée ? Si la tronche de quelqu'un ne revenait pas au duo Deschamps/Desailly, hommes de base d'Aimé Jacquet, le malchanceux pouvait dire adieu à ses espoirs de sélection. Nicolas Ouédec en aurait fait l'expérience. " En équipe de France, quand tu ne rentres pas dans le moule de certains, c'est fini, raconte-t-il dans So Foot. Et à l'époque, il y avait des moules : le microcosme Blanc, Deschamps, Desailly. Les cadors, les bras droits de Jacquet. Si tu n'étais pas copain avec eux... C'est comme ça. Et ce n'était pas du tout mon style de lécher des culs. Desailly et Deschamps étaient jaloux de notre réussite à Nantes." Ainsi, DD, le capitaine…




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