Dialogue social : échec des négociations patronat-syndicats

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Dialogue social : échec des négociations patronat-syndicats
Dialogue social : échec des négociations patronat-syndicats

C'était la réunion de la dernière chance. Après quatre mois de discussions, syndicats et patronat ont échoué ce jeudi à trouver un accord pour simplifier et améliorer le dialogue social en entreprise. Le gouvernement avait demandé aux organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) de lui proposer une réforme pour notamment lisser les «seuils» sociaux, ces institutions représentatives du personnel, qui décourageraient, selon lui, les employeurs d'embaucher. Coup dur pour le président Hollande qui en avait fait son cheval de bataille. En l'absence d'accord, c'est désormais Matignon qui va se saisir du dossier. 

Constat collectif de désaccord

Peu avant 16 heures alors que le patronat (Medef et UPA) avait promis un texte amendé, le négociateur du Medef a annoncé la fin des discussions. Comme en fin de semaine dernière à l'issue d'une séance marathon (deux jours et une nuit), il n'a pas été en mesure de fournir un nouveau projet.  

Tous étaient au moins d'accord sur un point : pas d'accord possible. «Il y a un moment où il ne faut pas s'acharner» a lâché Alexandre Saubot, le négociateur du Medef. «Cette négociation vient de se terminer sur un constat de désaccord», «au gouvernement de décider ce qu'il fera». C'est un échec «collectif» a estimé la CFTC. Les positions des uns et des autres étaient «trop éloignées» a jugé pour sa part la CGT. 

L'exécutif reprend la main

C'est donc le gouvernement qui reprend le dossier en main. «L'absence d'accord ne peut constituer un obstacle à la réforme pour faire avancer le pays» a réagi jeudi Manuel Vall. «Il appartient désormais au gouvernement de se saisir de la modernisation du dialogue social en entreprise, dans un sens favorable aux salariés comme à la performance globale des entreprises et sans être lié par l'état du projet qui n'a pu aboutir» a ajouté le Premier ministre, indiquant qu'il réunira ...

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  • b.renie le vendredi 23 jan 2015 à 06:11

    Pouvait-il en être autrement. On a en France le syndicalisme le plus sourd et aveugle d'Europe. Son vocabulaire se réduit à un mot NON. Incapable de comprendre que la vie est mouvement, il reste assis sur sa position. Avec la classe politique toute entière ( il est clair que le FN vient aussi à la soupe) le syndicalisme à la française a la responsabilité de notre immobilisme qui tue le pays et produit 5.5 millions de chômeurs.

  • rodan3 le vendredi 23 jan 2015 à 00:59

    Le modéle allemand ?? pas demain la veille ..........

  • DADA40 le jeudi 22 jan 2015 à 20:08

    En fait les syndicats veulent diriger les entreprises à leur gré, mais les propriétaires ne veulent pas.