Dialogue national suspendu au Liban après le retrait du CPL

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    BEYROUTH, 5 septembre (Reuters) - Le président du parlement 
libanais, Nabih Berri, a suspendu lundi le dialogue national 
après le retrait d'une formation chrétienne, le Courant 
patriotique libre (CPL). 
    Le CPL a claqué la porte en jugeant ce dialogue national 
sans utilité et en condamnant ce qu'il considère comme les 
atteintes au pacte national sur le partage du pouvoir entre 
Libanais. 
    "La poursuite du dialogue étant inutile, nous annonçons 
cette position au gouvernement, et nous l'annonçons maintenant à 
la table du dialogue", a déclaré le chef de file du CPL, le 
maronite Gebran Bassil, dans un communiqué cité par l'agence de 
presse nationale. 
    Le Liban, paralysé par une crise politique exacerbée par le 
conflit syrien, est sans président depuis plus de deux ans parce 
que les formations rivales ne parviennent pas à s'entendre sur 
le nom du futur chef de l'Etat. Le gouvernement d'union dirigé 
par Tammam Salam est paralysé lui aussi par les divisions entre 
ses membres. 
    La présidence est réservée à un chrétien maronite. Le CPL 
veut que le prochain chef de l'Etat soit son fondateur, Michel 
Aoun. Le CPL est l'allié du Hezbollah chiite, qui soutient Aoun 
pour la présidence. 
    L'autre candidat de poids est Soleimane Frangié, autre allié 
du Hezbollah, qui a été suggéré pour le poste de président par 
le leader sunnite Saad Hariri l'an dernier. 
    Une querelle a éclaté entre Bassil et Frangié lundi au 
parlement. "Le président du parlement, Nabih Berri, a suspendu 
le dialogue sine die lundi(...) à la suite d'un vif échange 
entre les deux dirigeants chrétiens", a déclaré un responsable. 
 
 (Tom Perry; Eric Faye pour le service français) 
 
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