Dialogue au Yémen: Le gouvernement en exil pose ses conditions

le , mis à jour à 18:58
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LE CAIRE/RYAD, 19 mai (Reuters) - Le gouvernement yéménite en exil n'acceptera pas la tenue de négociations de paix tant que les miliciens chiites houthis n'appliqueront pas une résolution des Nations unies leur demandant de se retirer des villes et de restituer les armes saisies, a déclaré mardi le vice-président yéménite, Khaled Bahah. L'émissaire des Nations unies pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a déclaré que les Houthis lui avaient donné la "garantie" qu'ils seraient présents à la fin du mois à Genève, où, espère-t-il, le gouvernement du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, installé en Arabie saoudite, et les rebelles pourront négocier une issue à des mois de conflit. "Je pense qu'au bout du compte, nous nous assoirons à la table avec les Houthis, mais nous ne le ferons que si les Houthis appliquent la résolution 2216 (du Conseil de sécurité de l'Onu)", a déclaré Khaled Bahah. "Elle (la résolution) doit d'abord être mise en oeuvre, ce sera un bon signe", a-t-il dit à la presse en marge de pourparlers en cours à Ryad entre certaines factions politiques yéménites. La déclaration rendue publique à l'issue de trois jours de pourparlers à Ryad entre ces factions ne fait aucune allusion au projet de négociations de paix à Genève, mais appelle en revanche à une aide militaire en faveur des groupes en lutte contre les Houthis et en faveur d'une intervention internationale au Yémen. Une coalition de pays arabes, conduite par l'Arabie saoudite, mène des raids aériens depuis le 26 mars contre les Houthis et les unités de l'armée fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, afin de les déloger des zones qu'ils ont conquises depuis un an, parmi lesquelles la capitale Sanaa. Dans la nuit de lundi à mardi, Sanaa a été touchée par des frappes aériennes de la coalition, qui ont visé des forces demeurées loyales à Saleh. Ces attaques, qui selon des habitants se sont concentrées sur l'est et le sud de la ville, étaient les premières menées sur la capitale yéménite après une trêve de cinq jours qui s'est achevée dimanche soir. (Angus McDowall et Mohamed Ghobari; Eric Faye pour le service français)

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