Diaby se sent enfin prêt à jouer

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Présent en conférence de presse pour la première fois de la saison, Abou Diaby a déclaré qu'il était tout proche de faire ses grands débuts avec l'OM. Vendredi face à Rennes ? L'international français ne le sait pas et ne veut rien précipiter.

Abou Diaby, vous sentez-vous enfin proche d’effectuer vos grands débuts avec l’OM ?
Tous les voyants sont au vert et je suis prêt à jouer. C'était une longue période où il fallait solder le passé et traiter pas mal de blessures que j'ai pu avoir. C'est chose faite. Je n'ai jamais été aussi proche d'un retour. Je me sens bien et j'ai joué 65 minutes avec la CFA après avoir fait quatre semaines d'entraînement. Je veux rejouer et retrouver du plaisir.

Comment expliquez-vous vos pépins physiques cette saison ?
Cette saison, c'était des récidives. Le staff médical a fait un travail remarquable sur ce point-là. Je veux retrouver la passion et le plaisir. Tout le monde n'a pas la chance de jouer au football de haut-niveau. Je me dois de donner le maximum pour revenir. Tout le monde m'aide et je ne peux que travailler dur pour revenir. Ma nature fait qu'il est hors de question de baisser les bras.

Avez-vous douté lors de vos longues périodes d’absence ?
Quand vous traversez des périodes difficiles, il y a des moments d'espoir et de doutes. Il fallait que je trouve les ressources pour me motiver et aller de l'avant. A un moment, je me suis dit qu'il fallait être optimiste. J'ai toujours envie de jouer au football et de me faire plaisir.

Pourquoi avez-vous décidé de vous engager à l’OM ?
J'ai passé neuf ans en Angleterre et je voulais voir autre chose parce que je pensais que ça pouvait m'aider. Revenir en France était un choix difficile à refuser.

Que pouvez-vous apporter à cette équipe ?
J'essaierai d'apporter ce que je sais faire. Le foot, c'est un sport collectif. Chaque joueur se doit de jouer sa partition du mieux possible.

« Qu’on me rentre dedans… »

Comment vous êtes-vous senti lors de votre match avec la CFA ?
C'était important pour moi de rejouer sur un terrain face à des adversaires et ça m'a permis de m'évaluer et de lever certaines appréhensions. La base est solide et on va essayer de progresser au fur et à mesure. Il y a toujours une crainte du contact. Qu'on me rentre dedans et que je m'en sorte sans rien, ça prouve que je suis solide !

Quelle blessure vous a le plus impacté ?
La dernière grosse blessure, c'était le ligament croisé en 2013 et j'ai eu du mal à revenir. Je n'ai pas beaucoup rejoué depuis et ça a engendré d'autres blessures. En venant ici, il fallait solder tout ça. L'idée était de tout remettre à zéro et de travailler sur toute la structure. En venant à Marseille, le côté médical était important. J'avais envie de rejouer au football et il fallait que je sois dans les meilleures dispositions physiques. Et je n'ai pas trouvé mieux. C'est une aventure humaine avec le Dr Baudot et son staff.

Quelle est votre situation contractuelle à l’OM ?
J'ai signé un an. Il reste deux mois et j'essaierai de les faire au maximum. Continuer à l'OM ? Pourquoi pas…

Pensez-vous aussi à l’équipe de France ?
Aujourd'hui, je ne veux pas me projeter sur le futur. Ce qui m'importe, c'est l'instant T et rejouer au football. Jouer pour son pays, c'est quelque chose d'exceptionnel. Retrouver ce maillot, ce serait une bonne chose mais je veux d'abord retrouver du plaisir.

Quel regard portez-vous sur la saison de l’OM ?
Cette saison, on a connu des hauts et des bas mais il faut rester optimiste. Il reste deux mois et il faut les jouer à fond pour tirer quelque chose à la fin. Il faudra tirer les enseignements pour la suite.

« Le simple fait d’être sur le banc est quelque chose d’énorme »

Regrettez-vous de ne pas être entré en jeu face à Trélissac en Coupe de France alors que vous étiez sur le banc ?
Ce n'est qu'un début. J'étais très content d'être dans le groupe contre Trélissac. J'aurais sans doute l'occasion de rentrer lors des prochains matchs. J'ai passé tellement de moments difficiles que le simple fait d'être sur le banc et de ressentir l'ambiance du match, c'est quelque chose d'énorme pour moi. Pour qu'un joueur dans mon cas puisse avoir la confiance du coach, il faut qu'il s'entraîne. J'ai eu des rechutes et il me fallait du temps. Sur les derniers mois, j'ai eu une régularité que je n'avais encore jamais eue.

Pensez-vous faire vos grands débuts face à Rennes ?
J'espère être dans le groupe mais la priorité est de gagner ce match. J'ai envie de jouer et de retrouver la compétition.

Êtes-vous d’accord avec Michel qui estime que les jeunes joueurs ne travaillent pas assez ?
J'ai eu la chance de jouer à Arsenal, qui est un grand club avec un degré d'exigence hyper élevé. De ce que je vois, je pense que les jeunes travaillent mais qu'ils pourraient faire plus encore. Je leur dis : ''si vous voulez aller plus haut, il faut travailler plus''. C'est dans ce sens que je leur donne des conseils.

Michel est-il toujours l’homme de la situation ?
Bien sûr, il a fait un énorme travail depuis qu'il est arrivé. Ce n’est pas évident d’arriver comme il l’a fait (ndlr : en début de saison après la démission de Marcelo Bielsa). C’est important que tout le monde se mobilise. Le coach donne ses directives mais c'est nous qui sommes sur le terrain.

Face à Rennes vendredi, vous allez croiser Yoann Gourcuff, un autre grand blessé du football français. Avez-vous échangé avec lui ?
Je n'ai pas échangé avec lui. Je suis très content qu'il soit revenu à la compétition. J'imagine que ça n'a pas été facile pour lui. C'est un joueur exceptionnel, je le connais depuis très longtemps. Le voir rejouer me rend très heureux.

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