Diaby, le coup de folie de l'OM

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L'ancien prodige d'Arsenal va essayer, à vingt-neuf ans, de redonner un sens à sa carrière meurtrie par les blessures à répétition. L'affaire est excitante mais pose quand même une question : faut-il vraiment y croire ?

Marseille ne fera décidément jamais rien comme les autres. C'est ce qui ferait son charme selon ses supporters. Mais ceux-ci doivent quand même se demander si, là, leur OM chéri ne va pas trop loin dans la fantaisie. Car voilà un club auteur d'une saison assez pimpante, malgré la déception finale d'une quatrième place après avoir été si longtemps leader, et qui laisse partir ses valeurs sûres par wagon (Gignac, Ayew, Payet, Imbula, Fanni) pour un recrutement qui oscille entre joueurs sans référence (Nkoudou, Sarr), joueurs en échec (Manquillo) et joueurs sur le retour (Diarra). Mais évidemment, dans ce casting olympien, le choix le plus invraisemblable, ou le plus audacieux c'est selon, est évidemment Abou Diaby. Un risque financier réduit néanmoins pour Marseille qui aurait ficelé un salaire fixe assorti de primes de matchs beaucoup plus élevées pour le joueur, astuce pour ne payer qu'à la production, un choix plutôt fair au regard des antécédents du bonhomme. N'empêche, personne n'avait vu venir ce coup-là. Au vrai, on imaginait plutôt une fin de carrière en douceur vers la MLS pour l'ancien prodige d'Arsenal. Un pays sympa avec un championnat suffisamment relax pour jouer sans forcer, sur un pas, sur un dribble, sur une passe, bref sur sa seule classe. Mais au lieu de ça, Diaby a choisi l'âpreté de la Ligue 1, et franchement, vu ses déboires physiques, l'affaire pourrait ressembler à un suicide pur et simple. Mais l'intéressé y voit sans doute davantage une manière de retour aux sources dans un championnat qu'il aura entraperçu durant une saison et demie (en pointillé, déjà) il y a exactement dix ans avec Auxerre. Avant que Tonton Arsène ne vienne chiper le phénomène, malgré ses petits pépins à répétition, au grand dam de Guy Roux qui, peut-être un poil vexé, prophétisera : "Si je n'y suis pas arrivé avec lui, si Jacques Santini n'y est pas arrivé, je ne vois pas qui pourrait y arriver." Une décennie plus tard, le constat est imparable : le natif d'Aubervilliers pourrait presque remplacer Docteur Maboul sur les boîtes de jeu, avec ses quarante-deux blessures en neuf ans passés à Londres.

"Abou, c'est Highlander"


Deux théories s'affrontent donc. La première est simple, voire simpliste : le natif d'Aubervilliers serait tout simplement inapte pour la pratique du football de haut niveau. Les cas ne sont pas rares comme celui de Soufiane Koné, ancien surdoué de…


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