Di Maria, le facteur X

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Acheté à prix d'or l'été dernier, Angel Di Maria a été décisif tactiquement face à Chelsea. Laurent Blanc lui avait assigné un rôle spécifique pour perturber l'adversaire. Et si Zlatan a été décisif, Di Maria est l'homme qui fait progresser le PSG.

Il y a bien eu des scènes de joie intense partagée avec le public parisien. Il y a bien eu cette percée du président du PSG sous les « Nasser, Nasser » du virage des supporters français. Il y eu bien ces accolades franches entre Laurent Blanc, ses dirigeants et ses joueurs. Mais il n’y avait pas vraiment d’euphorie dans le camp parisien. Plutôt le soulagement d’être passé dans un tour piège où il était favori. « Nous sommes venus ici pour nous qualifier et nous avons réussi un bon match, a analysé Thiago Silva. En première mi-temps, on a eu des difficultés pour sortir les ballons de derrière mais le coach a dit de continuer à jouer. Et à la fin, nous avons éliminé encore une fois ce grand club. Paris a montré son vrai visage aujourd’hui. Je suis sûr que nous sommes une des plus grandes équipes d’Europe du moment. Nous sommes pour la quatrième fois de suite en quarts de finale mais il faut continuer. Le rêve est encore là, réalisable, mais il faut continuer à travailler. Nous sommes forts mais il faut garder les pieds au sol. Tout change très vite dans le football. »

Pour le capitaine parisien, les progrès du PSG tiennent beaucoup au recrutement de Di Maria. « On a progressé surtout après son arrivée, affirme Thiago Silva, car il apporte des choses incroyables. » Si Zlatan a été décisif, l’Argentin a été l’une des clés du succès du club parisien. Une victoire tactique pour son entraîneur Laurent Blanc, agacé qu’on le critique régulièrement dans la presse. A tel point que sa réponse à un de nos confrères lui demandant des éclaircissements sur le rôle de Di Maria a été cinglante et pleine d’ironie.

« C’est un journaliste qui lui dit en passant ‘‘essaye de jouer comme ça’’. Si vous pensez qu’on n’a pas de plan de jeu et qu’on ne prépare pas les matchs… Des fois, les choses sont bien faites, comme ce soir. Angel a une faculté de se déplacer, c’est très intelligent. Il a la faculté d’accélérer le jeu et a une vision du jeu excellente techniquement. C’était une façon de poser problème à cette équipe de Chelsea. Je vous le dis souvent, je pense que vous êtes d’accord avec moi dans des matchs serrés comme ça, c’est souvent le milieu qu’il faut gagner. Il faut essayer de poser un problème tactique à l’adversaire dans ce milieu. Ca a été très bien fait par Angel. Pastore peut le faire aussi. Pourquoi on faut ça ? Car ça nous facilite la tenue du ballon, ce que l’on veut en permanence. Dans ce domaine-là, Angel a posé un problème permanent à cette équipe de Chelsea, qui n’a jamais su où il se trouvait. Et nous, bien sûr qu’on savait dans quelle zone le trouver. » Acheté à prix d’or pour faire passer un cap au PSG en Ligue des Champions, Di Maria prouve qu’il peut être le facteur X d’un parcours optimal du PSG.

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