Devises: toujours les incertitudes liées au Brexit.

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(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, les variations de la monnaie unique européenne traduisaient davantage la nervosité des opérateurs qu'une tendance d'ensemble. Même si l'issue du référendum britannique suscite davantage d'optimisme. La monnaie unique européenne gagne pour l'heure 0,30% contre le billet à 1,1344 dollar et 0,76% face au yen à 118,49, mais elle perd 0,30% contre le sterling britannique, à 0,7685, et 0,11% face au franc suisse.

Une fois encore, les incertitudes quant au résultat du référendum qui portera sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne (UE), qui ne sera pas connu avant la nuit de jeudi à vendredi, alimentent la volatilité.

Ce week-end et après notamment l'assassinat de la députée Jo Cox, plusieurs sondages d'opinion plaident en faveur du “Bremain” (le maintien dan l'UE) plutôt que pour le “Brexit” (la sortie). En conséquence, hier, “la livre a gagné jusqu'à 2,4% face au dollar, soit sa plus forte hausse sur un jour depuis décembre 2008”, soulignent des analystes parisiens.

Mais les sondages ne sont pas unanimes et l'échec des sondeurs à prévoir l'issue du référendum écossais n'a pas été oublié. Notons cependant que du côté des bookmakers, nombreux outre-Manche, l'optimisme reste de mise : les cambistes de Société Générale rapportent que selon les “livres” des bookmakers, la probabilité implicite de voir le 'Bremain' l'emporter est remontée à 76% ! Ce qui témoigne de la permanence d'une forte divergence entre les 'bookmakers' - toujours très optimistes quant au “Bremain” - et les sondeurs.

Du côté des indicateurs de la matinée, l'indice ZEW du sentiment économique en Allemagne est ressorti en forte hausse de 12,8 points en juin à 19,2, alors que les économistes l'attendaient au contraire en légère baisse à 4,7 points. 'L'amélioration du sentiment économique indique que les experts des marchés financiers sont confiants dans la résilience de l'économie allemande', a commenté le professeur Achim Wambach, président du ZEW.

Au-delà du Brexit, l'actualité de l'après-midi sera notamment marquée par le premier rapport semestriel sur la politique monétaire que Janet Yellen, la présidente de la Fed, présentera à la Chambre des représentants, à Washington. Elle rééditera l'opération demain devant le Sénat, la chambre haute du parlement américain.

Certes, rappelle Aurel BGC, cet 'antique' événement de la Fed a perdu de son importance maintenant que la communication de la banque centrale est devenue plus dense, notamment avec les FOMC (les comité de politique monétaire), les conférences de presse qui accompagnent certains d'entre eux et les multiples interventions dans les médias de ceux qui en sont membres. De ce fait, le discours de Mme Yellen sera vraisemblablement proche des communiqués et des déclarations des derniers FOMC.

Attention, avertit Aurel BGC : “cette présentation ne sera pas totalement ennuyeuse. Les questions des sénateurs (demain) pourraient être plus incisives que celle des journalistes la semaine dernière. A quelques mois de l'élection présidentielle et du renouvellement d'une partie du Congrès, un débat politique intense s'est développé à propos des risques liés à des taux d'intérêt trop bas pendant trop longtemps. Certains sénateurs pourraient aussi réagir à la forte révision à la baisse des projections de croissance”, terminent les spécialistes.

EG

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