Devises: spéculations sur la 'guerre des devises'.

le
0

(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne tentait de repartir de l'avant en prenant 0,53% contre la livre sterling à 0,7590, 0,34% contre le franc suisse à 1,1144, et 0,24% face au dollar américain à 1,0915. Les cambistes digèrent la dernière “bataille” (japonaise) de la “guerre des devises” et s'interrogent désormais sur les politiques des autres banques centrales, de la BCE à la Fed en passant par celle de Chine.

Notons que la principale devise du Vieux Continent reste stable contre le yen, à 131,84 (+ 0,04%), alors que l'assouplissement inattendu de sa politique monétaire par la Banque du Japon, en fin de semaine dernière, est toujours commenté.

Comment l'expliquer ? Selon Natixis, “l'hésitation de la Fed face à la volatilité financière a ravivé la guerre des monnaies. Une semaine après la communication de Draghi, la décision de la Banque du Japon de créer un taux de dépôt négatif a déclenché des mouvements violents sur les marchés internationaux. Les taux obligataires japonais sont désormais négatifs jusqu'à 9 ans et le yen a effacé sa prime de valeur refuge (- 2,2% contre le dollar la semaine passée).”

Une décision de nature à amender les anticipations vis-à-vis des banques centrales : nombreux sont les courtiers qui constatent le caractère plus accommodant de la politique de la Banque du Japon, et les promesses de Mario Draghi, patron de la BCE en vue de sa réunion de mars. Et ce alors que le net ralentissement de la croissance du PIB américain (+ 2% au 3e trimestre, mais + 0,7% au 4e trimestre) pourrait inciter la Fed à moins “resserrer” sa politique monétaire conventionnelle que prévu.

A propos de Mario Draghi, estime-t-on chez FXCM, “la stabilité des prix en zone euro semble mise à mal par la dépréciation soutenue des cours du pétrole et la BCE devra donc agir en mars dans un souci de crédibilité vis-à-vis de sa communication.”

Selon les analystes de XTB France, la “guerre des changes” pourrait d'ailleurs ne pas s'arrêter là : “la Banque populaire de Chine (BPoC, la banque centrale chinoise, ndlr) est attendue au tournant pour injecter une énième fois (et très certainement sans succès) de nouvelles liquidités dans les marchés locaux avant les fêtes du Nouvel an” chinois, soit la semaine prochaine.

Notons que la baisse du taux de chômage dans la zone euro, revenu à 10,4% en décembre 2015, peut également soutenir l'euro : il s'agit de son niveau le plus faible depuis septembre 2011. De même en Allemagne, le taux de chômage en données corrigées de variations saisonnières s'est tassé de 0,1 point d'un mois sur l'autre pour s'établir à 6,2% en janvier 2016.

EG

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux